BLESSÉS
MM. de Poutet ....
de Trévet \ Capitaines.
de Mautort . . .
MM. Malart
Ségrois
Daiglepierre. . ..^ Lieutenants Dargy
MM. Couet de Lorry . \ de L'Église . . .
Beaudot } Sous-Lieutenants.
Lacroix
Blessé à cette affaire par une balle qui lui travei-sa la cuisse, il resta estropié à 22 ans. Il était adoré de ses soldats et des indiens. Ceux-ci en souvenir de son long séjour parmi eux, lui remirent, comme un hommage, au moment de son départ pour la France, deux curieux et naïfs dessins sur toile et parchemin. Dans l'un il est représenté allant à la bataille de Goudelour, avec un nombreux cortège de soldats français et indigènes, de bœufs traînant Tartillerie, d'éléphants,
GENEALOGIE 2g
de chevaux. Dans Tautre on le voit blessé, étendu dans un palanquin, porté par ses hommes. C'est de la peinture assurément très enfantine, mais qui a bien son cachet. J'ai décoj\ert cela au Fond d'un vieu.K tiroir. C'est un2 heureuse trouvaille, car ce précieux bibelot, dont on avait fait jusqu'ici peu de cas, et que je con32rve désormais avec soin, prouve que mon bisaïeul était aussi bon que brave.
De retour en France en 17S7. il se maria la même année.
Du 12 juin, à Pardes. commune de Seyches, devant M* Tessier, notaire royal, contrat de mariage de noble Pierre de L'ÉGLISE de LABARRIÈRE, écu\er, lieutenant dans le régiment d'Austrasie. fils de Pierre de L'ÉGLISE de LALAXDE, écuyer, Seigneur de Moirax. chevalier de Saint-Louis, ancien capitaine au régiment de Champagne, et de dame Marie d'HÉBRARD — et demoiselle Catherine MANET DE POXTUS, fille de feu noble Jean MAXET de POXTUS et de dame Marie MILLET DE BELISLE. Signèrent au contrat, après les futurs époux et leurs pères et mères : Pierre de Chadois, écu\er. che\alier de Saint-Louis ; Messire Philippe de Vassal, Seigneur baron de Cadillac, oncle du futur époux; noble Jacques .\L\net de Pontis, che\alier de Saint-Louis, onc'.j dj la future épouse : noble Pierre Millet de Belisle. avocat en Parlement, son oncle maternel: noble Jean-Baptiste Millet de Belisle de P111LIPEAU, maire de la ville de Miramont et tous les frères et sœurs des futurs époux.
Après son mariage. Pierre de L'ÉCjLISE Ct>ntinua :\ ser\ ir. mais une ^^wwc maladie qu'il fil à Thion\ ille, à la fin de l'année 1791. et les suites de sa blessure
l'obligèrent à se retirer définitivement en 1792. L'état de sa santé ne lui permit pas de suivre ses frères à l'émigration. Son colonel. M. de Chalup, et son maréchal de camp, M. de La Borde Lesgo, lui délivrèrent les plus élogieux certificats. Il laissa passer la tourmente révolutionnaire, sans s'efïaroucher de son nouveau titre de citoyen, commanda même, à la fin, la Garde Nationale et chercha, par son exquise bonté et son influence, à atténuer, le plus possible, autour de lui, les calamités publiques et les souffrances privées. C'était un homme très simple, très affable, ayant une grande finesse desprit et un grand bon sens. Toutes les personnes qui Font connu, ma grand'mère, mes grand'tantes, les vieux serviteurs de la famille, ne mont jamais parlé de lui qu"a^•ec les plus vifs éloges.
11 mourut à Pardes, le 9 avril i83i; et sa femme le suivit de bien près, le i''' novembre de la même année. Ils avaient eu deux enfants : un fils. Pierre, né le II juin 1788 : une fille Sophie, née le i5 septembre 1794, morte non mariée en 1822.
^^Md^M'f^r^i'MrMJ.