RÉCEPTIONS PRINCIÈRES
miration. On peut bien dire que chez lui l'âme ennoblit le corps * . »
Le ministre de la guerre fit accorder au commandant de l'École, en date du 21 octobre, une gratification de deux mille quatre cents livres pour l'indemniser d'une partie des dépenses personnelles qu'il avait faites. Lui écrivant pour le remercier, du Teil ajoutait, le i^' novembre : « Je m'estime heureux si Ton a été content de la réception que vous désiriez qui fût telle. » Le double commandement exercé par lui à Auxonne était d'autant plus onéreux que cette ville était nécessairement sur le passage de tous les voyageurs se rendant de Franche-Comté en Bourgogne ^.
Deux ans plus tard, le 28 juillet, du Teil, absent depuis le l^*" janvier et rentré le 10 juin, écrivait au ministre : « J'ai l'honneur de vous rendre compte que les princes de Wurtemberg ^ m'envoyèrent un courrier pour me demander si je leur accorderais de voir les instructions de pratique de mon école ; j'ai cru. Monseigneur, remplir vos intentions en leur faisant tout voir avec l'appareil qu'ils méritaient ; ils en ont été satisfaits et étonnés. Je les ai reçus d'ailleurs du mieux qu'il m'a été possible. » Sans doute les prinœs, partis de Montbéliard, avaient entendu parler de l'accueil que deux ans auparavant le prince Henri de
1. Mémoires de la baronne d'Oberkirch, Paris, Charpentier, 1853, 2 vol. in-8; t. II, pp. 147, 136 et 137.
2. Du Teil fut promu à une pension de huit cents livres sur Tordre de Saint-Louis, le 14 août 1785.