Claude-Marie-Valenciennes Le Duc, maréchal de camp
2. Les 2, 9 et 10 septembre. — Table du tir des canons et des obusiers, pp. 167 et 168 ; 166.
direction et son inclinaison ^.. Deux bouts de ficelle, attachée d'une part aux anses de la bombe et de l'autre à une ceinture de corde arrêtée par la saillie de la moulure la plus prochaine, ont suffi pour assujettir la bombe sur la bouche du canon ».
Les secondes épreuves furent faites en août 1786'^, mais cette fois avec un tronçon de canon ; une pièce de 24 défectueuse qui avait été soumise à des expériences d'enclouage, fut percée à la volée par un boulet de 16, tiré avec une charge de 4 livres de poudre, à une distance de 12 pieds; la partie endommagée ayant été enlevée par un trait de scie, la longueur d'âme fut réduite à 6 pieds 4 pouces ; postérieurement la même pièce fut coupée sur le tour par une section faite contre la doucine de la volée, ce qui lui donna une longueur d'âme de 4 pieds, 9 lignes, 10 points, amenée enfin à 2 pieds, 5 pouces, 10 lignes, 3 points par une dernière section pratiquée contre la doucine du second renfort. On se servit successivement de bombes de 8 pouces, du poids de 44 livres, et de bombes de 10, pesant 104 livres; enfin, avec le plus petit tronçon, on jeta des projectiles de 11 pouces 10 lignes, de 145 livres ; les charges de poudre, portant le globe de 68 livres à lOi toises, étaient enfermées dans des gargousses de papier mises au fond de l'âme, sans être refoulées, et recouvertes d'un bouchon de paille refoulé d'un seul coup.
On reconnut que la direction des coups était bonne,
i. A environ 40 degrés. P. 166.