‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 134 sur 284 · Masson, II, 197; Jung, II · texte numérisé non relu

Masson, II, 197; Jung, II

3. Il s'était remis au travail en arrivant à Auxonne et, pendant ce séjour, il prit des notes sur l'histoire de la Sor-

il avait conservé le meilleur souvenir, et un heureux hasard lui donnait pour inspecteur le baron du Teil, son ancien commandant d'école, qui était placé à la tête du département de Grenoble.

Quant au régiment de La Fère, devenu le 1*^^, qui demeura à Auxonne, il commençait à se laisser pénétrer par les idées nouvelles : le i*^"* janvier 1791, un de ses canonniers, Girard, « de la compagnie dlssautier, lait hommage à la municipalité de la ville d'une pièce mécanique dont le sujet est la liberté florissante contrastant avec l'esclavage anéanti. On lui vote sur le champ des remercîments sur un ouvrage qui fait tout à la fois l'éloge de son génie, de son patriotisme et de ses talens et on délibère que cette pièce sera conservée prétieusement à l'hôtel commun. »

En mai 1790, les bas officiers et soldats avaient adressé une lettre aux officiers et soldats de la garde nationale de la ville pour les prier d'être leur interprète à la confédération des gardes nationales des quatre départements de la province de Bourgogne qui eut lieu à Dfjon le 18 mai; cette épître se termi-

bonne, par Tabbé Duvernet (28 mars-14 avril) ; le voyage en Suisse de William Coxe (20 avril) ; les mémoires secrets sur Louis XIV et Louis XV de Duclos (1 1 mai) ; l'esprit de Gerson, par Le Noble (42 mai); l'histoire critique de la noblesse par Dulaure (19 mai) ; enfin Fessai sur l'histoire générale et sur les mœurs de Voltaire (22 mai) ; il poursuivit ses études en arrivant à Valence : dès le 24 juin il tire des extraits de l'histoire de Florence de Machiavel, traduite par Barrett. Il y a lieu de penser que Bonaparte trouvait dans la bibliothèque de l'Ecole certains ouvrages historiques. — Masson, II, 218-274.

MOUVEMENTS RÉVOLUTIONNAIRES

nait par cette phrase menaçante : « Nous vous jurons d'exposer mille fois notre vie pour écraser et anéantir cette foule d'aristocrates que l'enfer n'a pu vomir qu'à de longs intervalles ! * »

i. Procès-verbal de la confédération qui donne cette lettre in-extenso.

Période révolutionnaire.

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