Celui-ci ne rentra qu'en août
LA GARDE NATIONALE DE METZ
sellement respecté, était nommé procureur général syndic du département et était remplacé, comme maire de Metz, le 31 juillet, par M. Pacquin^ qui ne jouissait pas encore de la même autorité.
Le 4 août, cinq ou six cents soldats de la garnison se livrèrent à des manifestations hostiles devant l'hôtel de l'Intendance, en forcèrent les portes, enlevèrent M. de Pont ^ « en l'abreuvant d'outrages, » et se préparaient à le pendre à un réverbère quand la garde nationale le délivra et le reconduisit chez lui. Sauvé par la courageuse intervention du chevalier du Teil, l'intendant écrivit au roi : « M. le colonel-général est accouru avec cet empressement qui ne peut être que l'inspiration d'une âme passionnée pour l'humanité et pour les lois qui doivent assurer la liberté des citoyens. »
Presque simultanément des troubles de ce genre se produisaient à Nancy, mais sans être réprimés au début avec la même énergie; les régiments d'infanterie LuUin-Châteauvieux et du Roi donnèrent un exemple fâcheux qui fut bientôt suivi par le régiment de cavalerie Mestre-de-Camp Général; le 28 août, les rebelles arrêtèrent M. de Noue 3, commandant pour le roi, et voulurent se saisir de M. de Malseigne^, commissaire du gouvernement, qui parvint à s'échap-
i. Jean-Baptiste-Nicolas Pacquin de Rupigny, 1719 f 1806, démissionnaire 1792.