Commandant à Nancy
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LA GARDE NATIONALE DE METZ
per et à gagner Lunéville : mais il y fut livré aux rebelles.
Le 30, le comte de Bouille marcha sur Nancy avec les troupes qu'il avait pu rassembler, quatre bataillons, vingt et un escadrons, la garde nationale disponible, sous les ordres de du Teil * et huit pièces conduites par le capitaine d'Orival de Menotay*^; le 31 , il établissait son quartier général à Champigneules^, sommait la ville de se rendre et, comme les choses traînaient en longueur, faisait enfoncer deux portes^* à coups de canon. Après un combat qui dura de quatre à sept heures du soir, le général était maître de Nancv.
Le l**'" septembre, à midi, la garde nationale de Metz, qui avait formé le gros de la colonne ^ chargée d'attaquer la porte Stainville, « se réunit à Champigneules ^, emmenant avec elle ceux de ses blessés qui
1. Le colonel de Cirfontaine était rentré à Metz à cette époque, en sorte que du Teil put exercer sur la garde nationale une autorité plus active encore.
2. D'Escriennes, lieutenant en premier ; de Nacquard et de Flavigny, lieutenants en second ; Bellemontre et Grigny, en troisième.
3. En arrivant à cet endroit le 30, à six heures du soir, le détachement de 450 hommes de la garde nationale de Metz apprit l'arrestation par les rebelles du capitaine de grenadiers Dièche, du régiment de Piémont, aide-de-camp de du Teil qui rivait envoyé à Toul pour y prendre les ordres du marquis de Bouille. — Antoine-Claude Dièche, 1753f 1811, ancien gendarme de la garde du roi, depuis commandant de la place de Strasbourg et général de division le 23 août 1793.