‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 142 sur 284 · Pour se rendre à Pont-à-Mousson · texte numérisé non relu

Pour se rendre à Pont-à-Mousson

pouvaient supporter le transport* et deux petites pièces de canon - comme trophées. » Une réaction complète eut lieu à Nancy, M. de Noiie fut proclamé commandant de la garde nationale ; on le vint complimenter ainsi que MM. de Malseigne et de Bouille 3. Le 2 mai, le détachement de la garde nationale revint à Metz avec les grenadiers et chasseurs d'Auvergne, de Hainaut et d'Auxerrois : « tous ont été reçus avec des sentiments mêlés de joie et de tristesse, mais aussi avec la profonde vénération que doivent inspirer à des citoyens de braves défenseurs

de la loi^. »

Le chevalier du Teil s'était signalé dans cette affaire par son sang-froid : il ôta a à un Garde national de Nancy, qui venoit de tirer un coup de fusil, une giberne pleine de cartouches à balles » ; dans l'échauffourée, il fut fortement contusionné; on sait que cette courte expédition compta comme campagne pour les officiers qui y prirent part, d'après les décrets de l'Assemblée nationale elle-même.

Le 15 décembre 1790, à la dernière séance du conseil d'administration de la Garde nationale, du Teil résigna ses fonctions et prononça, pour prendre congé de ce corps, les paroles suivantes :

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