Lawrence
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UNE FAiMlLLE .MILITAIRE
pas impossible si on avoit voulu suivre les règles de Tart, à quoi M. de Lally s'est toujours opposé prétendant que ce chemin-là étoit trop long. . . ; ses ordres réitérés et positifs nous ont forcés à tirer avant que les munitions et les pièces nécessaires fussent arrivées...; malgré toutes ces difficultés et le peu de troupes que nous avions..., nous n'avons pas laissé que d'arriver au chemin-couvert, de le prendre par sappe, de le couronner, dy établir une batterie de brèche, de rendre cette brèche très praticable et de renverser la contrescarpe dans le fossé '...»
Mais les feux de la place que l'on n'avait pu éteindre rendirent impossible l'accès de la brèche et nous empêchèrent de donner l'assaut : il fallut enfin se résoudre à lever le siège le 17 février 1759*^. Le 13 mars suivant le lieutenant-colonel d'Urre écrivait au ministre pour lui rendre compte de son détachement :
« Les officiers du corps royal dont vous connaissez la façon distinguée de servir se sont surpassés dans ce siège n'étant que neuf de ce corps et dix-
\. Il y avait eu, le 2 janvier, un commencement de bombardement ; les bombes « partoient de quatre en quatre et étoient si bien pointées sur la maison du fort qu'il y en eut deux qui, étant tombées sur le comble, percèrent le premier et le second étages ; quelques autres tombèrent dans le quarré et ruinèrent plusieurs appartemens ; il y eut aussi quantité de maisons endommagées » ; cinq gros mortiers de douze avaient été placés à l'extrémité occidentale de la batterie Nord.
2. Voir dans les Mémoires du colonel Lawrence le Journal du siège du fort Saint-Georges, du 12 décembre 1758 au 17 février 1759, par Jean Gall, ingénieur eu chef de la place, t. I, pp. 364 à 466.
sept de l'artillerie de l'Inde... Le corps royal a payé fort cher tant d'ouvrage puisqu'il a eu un capitaine de blessé, 3 de tués et moy blessé de sorte qu'ils ont presque tous été mis hors de combat. De ceux de l'Inde il y en a eu un de tué et 3 de blessés. Vous voyez par là, Monseigneur, que le peu d'officiers qui restent du corps royal, n'étant plus que six de quatorze qu'ils étoient en partant de France, méritent bien les grâces du roy... M. Le veux qui est le plus ancien, faisant fonction de major du corps, a recours à vos bontés ordinaires pour obtenir le brevet de lieutenant-colonel ; M. de Reveux * demande la croix de Saint-Louis ainsy que M. de Beaumont - ; ils ont tous les deux au delà des services requis pour obtenir cette grâce. M. de Gibert, capitaine de mineurs, et M. de Romainville, qui faisait les fonctions de commissaire du parc..., méritent bien tous les deux quelques grâces du roy »
En effet, les capitaines La Combe, Blanche et Beaumont étaient morts de leurs blessures, les souslieutenants Mandelot, Vignol et Kerali avaient été tués ; le lieutenant-colonel d'Urre, le capitaine de Romainville, le lieutenant du Siney et le sous-lieutenant Girardon avaient été blessés.
Quelques jours plus tard, Alexis de Beaumont du