‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 69 sur 284 · Sir Samuel Cornish, -j · texte numérisé non relu

Sir Samuel Cornish, -j

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UNE FAMILLE ^HLITAÏRE

apparence, mais il a eu de si fréquentes rechutes qu'à la fin il y a succombé et est décédé le 4 février dernier, après avoir remply tous les devoirs d'un bon chrétien et fait un testament qui a été reçu par le notaire et le greffier de la compagnie, par lequel il vous institue son légataire universel à condition que vous ferez 1200 francs de pension viagère à votre frère le chevalier du Teil. Sa succession se montera à peu prés à 15000 roupies *... Vous ne doutez pas de la part que je prends à la perte de vos deux frères qui étoient deux bons sujets... Jamais corps n'a été plus malheureux que le nôtre, puisque de quatorze officiers que nous étions en partant de France et un que nous avons pris àrile-de-France, nous ne restons plus que trois qui sont M. Leveux, sortant du génie; de Romainville, de l'artillerie, et moy; tout le reste a été tué ou est mort de maladie, excepté deux qui ont repassé en Europe qui sont MM. Delisle, ingénieur, et Gibert, mineur.

« Notre situation est icy des plus tristes : n'ayant reçu aucun secours de France depuis notre départ, le trésor est épuisé et les vivres sont en très petite quantité. De loO canonniers que j'avois en partant de France il ne m'en reste que 57 ou 58 en état de faire le service. Vous voyez par là que nous sommes fort à plaindre : je souhaite que votre situation soit plus heureuse et que vous soyez bien persuadé des sentiments d'attachement et de la parfaite considération avec laquelle je ne cesserai d'être, monsieur et cher

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