I. Capitaines eu second, lieutenants et sous-lieutenants
ÉCOLES d'artillerie
qui avaient de l'intelligence et de l'émulation pouvaient être autorisés par le commandant à y assister *. L'école était présidée par un capitaine en premier ; les leçons du maître de mathématiques roulaient sur l'arithmétique, la géométrie, la trigonométrie, la planimétrie et la stéréométrie ; l'on devait y enseigner aussi les fortifications, la mécanique et l'hydraulique. Le maître devait se porter de temps en temps sur le terrain, avec les officiers suffisamment instruits, pour leur montrer l'application de ces sciences à la pratique et les mettre à même non seulement d'exécuter avec sûreté les ordres qu'ils pourraient recevoir, mais encore d'enseigner aux autres et de les commander.
Tous les éléments de l'école de pratique étaient rassemblés à proximité d'un terrain propre aux exercices et ouvrages auxquels les officiers devaient présider et les soldats travailler. Le parc y était formé et, dans le voisinage, s'élevait un corps de garde pour une quarantaine d'hommes ; l'équipage de l'école se composait de vingt pièces de canon 2, six mortiers ^ et deux pierriers ; l'on devait parquer les munitions pour quinze jours. Un couvert était édifié pour loger tout ce qui pouvait se détériorer à l'air et pour établir les ateliers des artificiers et ouvriers en fer et en bois.
1. L'on eut au xviii® siècle, dans l'artillerie, le très-remarquable exemple donné par Jean Guille, 1689 f 4758, qui, simple « charpentier ordinaire » dans une compagnie d'ouvriers, en 4706, parvint, par son travail et son intelligence, au grade de brigadier des armées du roi en 1748.