‹ Une famille noble sous la TerreurChapitre 165 sur 241 · CHAPITRE SEIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIÈME

sagère de bonheur et d^alléçKsse. Je comp^i bien impatiemment les Jours qui s'écoulèrent jusqu'à Tarrivée de mon père. Ces larmes et cette félicité du doux revoir ne sauraient se décrire. Je ne Tavais pas revu depuis la mort de ma tante! Il avait beaucoup à m'apprendre, et j'avais beaucoup à lui dire. Il me raconta les dangers qu'il avait courus pour pénétrer en Suisse; il me peignit ses craintes sur mon sort, et l'ignorance où il était resté pendant si longtemps de ce que j'étais devenue. Mademoiselle Melon écoutait avec un grand intérêt le récit de ses périls , voyant en lui un acteur et une victime de la lutte générale. Elle affectionnait mon père, et ses discours trouvaient grâce à ses yeux. Après huit jours de repos, il lui demanda la permission de partir, ses affaires exigeant sa présence à Moulins; et je le suivis, pénétrée de reconnaissance pour ma tante, mais bien, bien heureuse de quitter TOmbre.

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