‹ Une FamilleChapitre 11 sur 15 · i6 l-KS D ALK(JRK · texte numérisé non relu

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la Ci'oix-Ju-Tiroir, après avoir été condaiiiiié à oOO écus d'amende envers les parties ^ — En 1608, enfin, réapparaît Péhu. Plus prudent, il avait, lui, pris ses précautions ; car, des le mois de juin 1398, peu rassuré sur la valeur de l'amnistie accordée par le chapitre de Rouen, il avait sollicité et obtenu du Roi des lettres de rémission". Comment avait-il pu réussir à se faire pardonner un crime que l'arrêt du Conseil du 24 août 1393 semblait déclarer irrémissible? Quelqu'étonnante que soit la chose, elle, est cependant, certaine, puisque c'est à l'occasion de l'entérinement de ces lettres, demandé, par lui au Gjand Conseil, que nous le voyons rentrer en scène, en 1608. A cette date, pourtant, quinze ans après la mort de son mari, M"'"^ de Hallot n'avait pas désarmé; elle se porta partie au procès criminel, réclamant contre Péhu Fannulalion des lettres de grâce et une condamnation capitale. Il était, toutefois, bien difficile au Grand Conseil de ne point s'incliner devant le fait acquis et la situation particulière oii se trouvait l'ancien complice de d'Alègre. Tout ce que purent faire les juges fut de « bannir ledict Péhu de la suite de la cour, à dix lieues à la ronde, et des pays de Normandie et Picardie, pour le temps et espace de neuf ans, pendant lequel temps, disait l'arrêt, il servira le Roy, à ses dépens, en tel lieu qu'il plaira audict seigneur Roy )). Cette condamnation ne s'aggravait que d'une réparation civile de 1.500 livres, de 150 livres d'au-

^ Arrêt du Grand Conseil, du 3 février 1596 (Arch. nat., V' 169).

- Ces lettres de rémission, du mois de juin 1598, dont je n'ai pu retrouver le texte, sont citées dans l'arrêt du Grand;ConsciI, du 26 mars 1608 (Arch. nat., V"^ lU9).

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