INTRODUCTION XIX
d'arbrisseaux morts, de roses fléVies dans le vallon des années !»
En donnant ces conseils à ses sœurs du fond de son couvent, en leur parlant avec son expérience des choses de Dieu, elle convient qu'elle se confesse un peu elle-même et qu'elle décrit sa propre jeunesse. Cette atmosphère si calme, si pure, si religieuse des Fours-à-Chaux et de Lorette, que nous admirons et que nous voudrions savoir décrire; c'était en effet désormais pour elle « l'atmosphère du monde». Paisible atmosphère tout imprégnée de recueillement et de piété à nos yeux, mais où la nature exerçait ses droits, et hors de laquelle notre Irma a retrouvé « tant de paix ! » C'est son expression.
Cette paix, elle ne se contente pas d'en jouir, elle voudrait la faire pénétrer dans les âmes de ses sœurs. Elle voudrait envelopper toute sa famille de l'atmosphère plus pure, qu'elle respire désormais dans l'intimité de Dieu, dans le dépouillement de soi-même, dans l'obéissance et dans la méditation. Elle précise es moyens bien faciles après tout, n'était la faiblesse numaine, de se tenir dans cette atmosphère préparée pour tous, du cher amour de Dieu. Le plus délicat peut-être, pour les âmes douées d'imagination et stériles dans leur piété, le plus difficile serait de sortir du vague dans la méditation. Je crois bien que