‹ Une femme apôtreChapitre 14 sur 69 · INTRODUCTION XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXV

cette veine. Irma voulait n'y plus prétendre. « Voilà la dernière fois que je puis l'ouvrir mon cœur sur le chapitre de l'esprit, car il ne faudra plus que je parle d'une chose que je ne serai pas censée connaître. » Elle ne pouvait se consoler de ce qu'elle appelait alors la perte de son esprit, mais elle était tieureuse. « Je ne saurai plus qu'aimer », disaiiîUe.

Elle devint maîtresse en cette science de l'amour.

'Jéanmoins, il lui resta bien certainement tout le

Qeilleur de son esprit. La perfection religieuse re-

Iresse et ne détruit pas.

Aussi, après cette prétendue perte de son esprit,

ont elle ne se consolait pas, écrit-elle encore, parce

u'elle l'aimait, Irma se retrouve libre et gaie, plus

aie et plus libre, plus rieuse aussi qu'aux jours où

le parcourait les vallons des années, visitant les ar-

risseaux morts, et remuant des roses flétries. Ce rire

;t honnête et simple, il est discret et plaisant. A

avers les descriptions et les pauvretés de la mission,

en fait aimer les enfants. Assurément, il ne fait pas

rt à ce grand éditeur de Tours qui « reçoit comme

donne, sans parler, » écrit-elle; et il fait aimer le

5tit curé de Soulaines, à qui les sœurs voulaient per-^

.ader de les suivre en Indiana. « Il ne serait pas

fûcile à faire passer, disait Irma, et pourra voyager

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