‹ Une femme apôtreChapitre 20 sur 69 · INTRODUCTION XXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIII

cision, Irma, jalouse de garder l'obéissance et décidée à ne plus reprendre sa propre volonté, voulut remettre l'affaire au supérieur de la Congrégation, à l'évêque du Mans. C'était Mgr Bouvier; et le nom du prélat suffit à faire comprendre que les entraînements de l'imagination et les miroitages poétiques n'eurent aucune part à la détermination. Elle fut prise devant Dieu et autorisa la sœur François-Xavier à gagner l'Amérique et Sainte-Marie-des-Bois. Elle eut le bonheur de faire ses vœux avant de partir.

Nous n'entrerons pas dans le détail des joies, des travaux, des désastres et des triomphes de la bonne sœur en Amérique. Le livre est là, plein d'intérêt, d'émotion et de charme. Je me suis déjà trop étendu d'ailleurs. Je me permettrai une dernière réflexion sur le bonheur d'une famille qui sait, avec générosité, donner ses enfants à Dieu. Irma fut la couronne, en effet, et la gloire des siens. Éloignée d'eux, elle fut loin d'être perdue pour Lorette et les Fours-à-Chaux. L'intimité resta étroite et profonde entre Saint-Servan et Sainte-Marie-des-Bois. C'est de Sainte-Marie des-Bois que venaient, vers les bords de la Rance, les bénédictions, les tendresses et les fêtes.

Les orphelines de Terre-Haute et de Sainte-Marie étaient les petites filles de M. et de M'"^ le Fer. Les parents de Saint- Servan ne cessaient d'envoyer à

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