INTRODUCTION XIII
d'admiration et d'édification qu'elle renferme. Le bon Dieu fait de grandes choses avec de chétifs instruments; et les plus chétifs instruments entre ses mains deviennent puissants et merveilleux, pourvu qu'ils soient dociles. La docilité de l'homme est un acquiescement à la volonté de Dieu; et, par une complaisance divîne, ce concours de la docilité humaine est toujours glorieux et efficace.
Mademoiselle Irma le Fer de la Motte était une jeune fille fort charmante; l'intérieur où elle vivait et que décrit son babil, est des plus intéressants qu'on puisse imaginer. C'est l'intérieur d'une maison chrétienne de noblesse recommandable et d'une honorabilité au-dessus de toute atteinte; de fortune modeste et assise, que les bouleversements politiques et le grand nombre d'enfants auraient pu rendre médiocre, si elle n'avait été soutenue par la sage discipline de la vie, et surtout par l'union et les vertus des membres de la famille. Irma les fait connaître tous avec leurs légers défauts et leurs aimables qualités. Les parents sont pleins de mérites et comblés de respect; on souligne affectueusement celles de leurs fai-/' blesses qu'ils veulent bien laisser accuser. Elles.': naissent de l'amour qu'ils portent à leurs enfants, ett les enfants entre eux répondent si bien à cet exemple qu'ils ne peuvent s'empêcher de sourire, et même de