‹ Une femme apôtreChapitre 6 sur 69 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

rougir un peu en reconnaissdnt qu'ils ont une grande propension à s'admirer les uns les autres.

M. et M'"'^ Charles le Fer de la Motte habitaient Saint-Servan, au lieu dit des Fours-à-Chaux. La petite ville de Saint-Servan s'épand volontiers dans la campagne qui l'entoure; les maisons s'y espacent au milieu des jardins et presque des champs. Le jardin de M. Charles le Fer de la Motte s'étendait jusqu'à la Rance, qu'il domine. A cet endroit, la rivière forme une anse, où la mer deux fois par jour couvre et abandonne une petite plage fréquentée des pêcheurs et près de laquelle se trouvent les fours à chaux qui donnent leur nom à la localité. La mer, la grande mer, est tout près. On la contemple du jardin comme des fenêtres de l'habitation.

A l'est, tendant vers le sud, en s'écartant du cours de la Rance, se trouvait la maison de Lorette, qui doit son nom à une chapelle de Notre-Dame enclavée dans la propriété et sise au bord de la route de Rennes et de Dinan à Saint-Malo. A Lorette, demeurait la mère de M. Charles le Fer de la Motte, la grand'mère d'Irma.

Le portrait de cette aïeule, reproduit deux fois par sa petite-fille, dans ses lettres publiées ici et dans un dessin charmant que j'ai sous les yeux, est pour la faire aimer et vénérer de tous les lecteurs. La vieil-

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