MORT DE MADAME LE FER DE LA MOTTE ET DE L ABBE CARDONNET
Si la sœur François-Xavier voulait associer ses parents aux joies saintes et aux travaux de la mission, elle ne restait étrangère à aucun des événements qui avaient lieu dans sa famille, et partageait surtout ses douleurs et ses épreuves.
Une des premières fut la perte de son aïeule paternelle, dont la mort laissa un vide immense dans cette maison de Lorette qu'Irma avait tant aimée. Malgré son grand âge (1), Madame le Fer de la Motte était exempte de toute infirmité, elle avait conservé toutes ses facultés intellectuelles, elle était le centre des affections, le lien qui réunissait sa famille, et son absence se fit longtemps sentir dans cette maison dont elle était l'âme. De longues années, calmes et paisibles, avaient succédé aux jours mauvais qu'elle avait traversés dans sa jeunesse ; quelquefois elle s'ef-
(1) Quatre-vingt-douze ans.
H Dubouchet