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lentes pour la pauvre malade. Elle cherchait une occupation qui put la distraire de ses douleurs, parfois intolérables, et ce fut sa chère petite Emilie qui la lui fournit. Vivant sans cesse avec cette enfant, elle eut l'idée d'écrire pour elle un livre d'éducation. On reconnaît là sa passion favorite, mais cette fois, loin de disserter pédantesquement, elle sut revêtir ses idées d'une forme neuve et originale, en reproduisant presque littéralement les conversations qu'elle avait avec sa petite-fille. Le rôle d'Emilie n'est pas le moins joli, il v a dans ses répliques une naïveté et un piquant qu'on n'inventerait pas. Ces qualités sont rendues à merveille par madame d'Épinay, dont le principal talent a toujours été la fine observation et la reproduction de ce qu'elle avait vu ou entendu.
Dès que l'ouvrage parut, il obtint le plus grand succès; de tous côtés arrivèrent les éloges et les félicitations'.
VOLTATRK A MADAMK d'ÉIMNAY.
A Ferney, 28 janvier llTij.
« La fille d(? rarrière-petite-fille du grand Corneille, madame, lit les Conversations d'Emilie. Elle s'écrie