SCÈNE VIÏI
CHARLINES, SIMONE, DARCIER
CHARLiNES, de la porte. — Eh bien, mes enfants, qu'est-ce que vous attendez?
DARCIER. — Mon petit Oharlines, je sors d'en prendre. Je viens de l'Opéra. Chacun son tour. Je me plais, moi, dans ce petit coin, avec la plus charmante des femmes. {A Simone.) Tu es très bien, ce soir.
SIMONE. — Vrai, je te plais?
DARCIER. — Tu m'enchantes.
SIMONE, s'approchant et lui tendant la joue. — Prouve-le-moi.
DARCIER, lui mantrant Cliailines. — Voyons !
SIMONE. — Oli! Charlines, c'est un ami, ça ne compte pas.
CHARLINES. — J'es.père bien. Faites comme chez vous.
SIMONE. — Chez nous? Non. C'est trop sérieux. J'aime mieux l' atmosphère d'ici. Eh bien, j'attends.
DARCIER. — Ça me gêne. Voyons! Un vieux savant grisonnant ! Ces jeux ne sont plus de mon âge.
SIMONE. — Mettons qu'ils soient du mien.
DARCIER, l'embrassant. — Mettons.
SIMONE. — Tu es très gentil.
CHARLINES, raiiUriir. — Ah! Il n'y a pas à dire. Vous êtes charmants.
DARCIER. • — Nous souimcs ridicules.
{.:harlines. — Mais non, mais non. Continuez.
Il sort.