SCENE VI
DARCIER, puis PIERRE, puis HERICY
Dtarcier, seul, regarde longuement la porte par où vient de sortir Simone, puis se lève, arpente la pièce, s'arrête un moment à la fenêtre, s'approche de son bureau, se rassied, feuillette des notes, les rejette avec ennui, ouvre son tiroir, le referme, puis gaiement tire de sa
ftoche la lettre gu'il a reçue tout à l'heure et a relit à mi-voix.
DARCIER. — Mon chéri. Bencts-toi libre ce soir. Mon vxari vient de partir pour Anvers. Nous dînons et nous passons la soirée ensemble. Ta Suzette. — (Il allume une cigarette, se renverse dans son fauteuil et fume, les yeux perdus au plafond. On frappe.) Entrez !
Entre Pierre.
PIERRE. — Il y a là un monsieur qui demande à parler à monsieur.
D.\RCiER. — Six heures passées. Je ne reçois plus. Vous le savez bien.
PIERRE. — Ce monsieur a insisté.
DARCIER. — Est-ce un client ? Qu'il revienne après-demain.
PIERRE. — Ce monsieur n'est jamais venu
DARCIER. — Il n'a pas dit ce qu'il voulait ?
PIERRE. — Non, monsieur.
DARCIER. — Demandez-lui sa carte.
PIERRE. — Bien, monsieur.
Pierre sort.
DARCIER. — Un raseur!
PIERRE, rentrant. — Voilà, monsieur.
DARCTER, lisant. — .Jacques Hérici/. Qu'estce qu'il peut me vouloir, celui-là? M. Bourl.ind n'est pas encore arrivé ?
PIERRE. — Non, monsieur.
DARCIER. — Eh bien, faites entrer ce '.monsieur, mais prévenez-le que je suis très
PIERRE. — Bien, monsieur.
Il sort et introduit Héricv.