A) CAR
numents en ce genre, où qu'on livrât à l'impression ceux qui n'ont jamais été publiés. Des sermons écrits dans la langue des Tupinambas, des chants religieux composés dansle mémeidiome, enfin une traduction de l’Ancien et du Nouveau Testament, formoient dès 1551, le résultat des travaux nombreux entrepris par les jésuites, au milieu de ces nations, qui comptoient encore tant de milliers d'individus, et qui ne forment plus aujourd’hui dans les déserts de l’Amazonie que quelques tribus dégénérées. (Voy. à ce sujet la lettre d’Antonio Peres, écrite le 2 août 1551. Revista trimensal, avril 1844, p. 95.) Il y a dans le même numéro une information des terres du Brésil, donnée par le célèbre Nobrega, qui a été écrite également vers cette époque. Unelettre du même, datée de Pernambuco, 1551, renferme des documents d'autant plus curieux sur l’état moral du pays que ces renseignemens se rapportent précisément à la date de notre monument.
(Note, p.41.)
Sources bibliographiques où l’on peut puiser quelques connoissances sur les croyances religieuses des Tupinambas.
Lemémoire le plus étendu qui ait encore été écrit sur les croyances religieuses des habitants primitifs du Brésil, est celui qui a été publié en 1843, dans la Revista trimensal, par M. Jozé Joaquim Machado d’Oliveira. L'auteur y prouve suffisamment que les tribus anciennes et celles qui leur ont succédé avoient et ont encore des notions sur l’Étre suprême, aussi bien qu’une croyance incontestable à l’immortalité de l’âme. Nous désirerions qu’on fit plus, et nous pensons qu’il seroit digne de l’/nstitut historique de Rio de Janeiro, dont les efforts persévérans ont eu déjà tant de résultats, d’ouvrir une enquête sur les traditions cosmogoniques des nations diverses parlant la lingoa geral. Lorsque le vieux Thevet disoit, en 1555, alors qu’il essayoit de nous transmettre les croyances des Tupinambas, qu’il lui sembloit owir quelques