‹ Une fin de siècle; ou, Huit ansChapitre 2 sur 14 · LXE JIN DL SIKCI.K · texte numérisé non relu

LXE JIN DL SIKCI.K

de fer, que couvrait un manteau : ses traita pales annonçaient mie existence fatiguée. Quoique à peine parvenu à son huitième lustre, il semblait fléchir sous sa frêle stature. On reconnaissait, avec une impression de douleur, que ses jambes appauvries lui eussent été d'un trop faible secours, s'il avait été privé de celui d'un beau-jonc à pomme d'or. Arquées avant l'âge, ses vertèbres permettaient peu à sa tète de se redresser, et pourtant celle-ci se distinguait par un caractère plein de noblesse et de dignité, sans qu'il fallût ,. pour en ressentir l'effet , remarquer les deux rubans qui se mariaient sur sa poitrine. C'étaient ceux des ordres de Malte et de Saint-Louis. Son regard assuré n'avait rien de hautain ; il interrogeait la pensée j mais ne l'effrayait pas; quoique brève, sa parole n'était point blessante; un observateur doué de quelque perspicacité , eût pu se dire que de grandes peines avaient passé par là , sans abaisser l'âme et sans aigrir l'humeur de l'inconnu. A moins qu'il ne relevât de maladie, sa santé devait donner des inquiétudes graves aux personnes dont on était tout disposé à le croire aimé.

Après avoir monté les degrés du perron, toujours appuyé sur sa canne, il salua poliment la

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dame Harriot, et lui demanda si la ferme dans la cour de laquellf il venait d'entrer, lui appartenait.

« Grâces à Dieu , lui répondit la châtelaine avec un sourire de propriétaire , nous l'avons acquise, mon mari et moi, du travail de nos mains et de celui de nos deux garçons , qui sont bien les deux meilleurs laboureurs de la paroisse, ce qui permet au cher Harriot d'aller, de temps en temps , aux foires , où il ne fait pas de trop mauvaises affaires.»

— « N'auiiez-vous pas chez vous d'autre enfant que ceux-là ? » reprit l'étranger avec douceur, après avoir donné un coup-d'œil à la croisée dont le volet était resté entr'ouvert audessus de sa tête; « car, ajoutait-il, si l'on ne m'a pas induit en erreur, il y a déjà seize années révolues , depuis qu'on vous a confié un nourrisson, dont la pension a dû être acquittée avec exactitude. »

La bonne fermière, un peu honteuse, se reprocha à l'instant d'avoir dissimulé que la somme assez forte, régulièrement déposée chez elle par un inconnu, dans chaque journée de Noël , n'avait pas moins contribué , que le travail de son mari et de leurs enfants, à compléter le prix du

manoir de Rozières , acquis par eux à titre de propriété. Elle s'accusa en elle-même d'une réticence d'autant moins coupable, qu'une partie de cet argent avait été employé à doter l'orpheline d'une éducation peu en rapport avec le village où elle avait trouvé un asile , chose dont on pourra bientôt se convaincre. Le front de Suzanne Harriot se couvrit de rougeur, et, dans son embarras, elle balbutia une réponse qui avait quelque chose d'évasif.

a Ma bonne dame, poursuivit le chevalier de Malte et de Saint-Louis, reprenez nulle inquiétude de ma remarque. On souhaitait que votre aisance s'accrût de cet argent , en même temps qu'il acquitterait envers vous les parents de votre élève. Ou mes yeux m'ont bien trompé, ou l'on n'aura qu'à se féliciter de s'être adressé à vous par préférence à tous autres. La présence de votre mari est ici nécessaire; et désirant m'entretenir avec lui, je vous prie de l'avertir de mes intentions. »

Ce colloque avait eu lieu sur le perron. La dame Harriot gardant toujours sa quenouille au côté , ouvrit la porte d'une salle basse à l'étranger, qui, avant d'y entrer, adressa quelques mots au postillon, pour lui enjoindre de dételer J. 2

ses chevaux, le retour à Soissons ne pouvant s'effectuer que vers six heures du soir. La femme de chambre et le domestique , sur un signe de leur maître, se dirigèrent, par un côté opposé à la salle, vers une vaste cuisine , dont les meubles champêtres brillaient d'une exquise propreté; et une servante en sortit pour prévenir le père Harriot de la volonté du voyageur.

Du vestibule, le chevalier de Saint-Louis et la châtelaine villageoise qui se confondait devant lui en excuses et en révérences, passèrent clans la salle basse, où l'inconnu se dépouilla de son manteau. Bien que légèrement voûtée , sa stature y gagna en noblesse. Ses regards commencèrent par se promener autour de cette pièce d'un appartement garni encore des meubles qui le décoraient aux temps de ses anciens propriétaires, et qui, par cela même, continuaient d'être en harmonie avec un édifice dont la construction remontait au siècle précédent. Une commode , un bureau plaqués en bois de rose et incrustés en certains endroits d'une cire jaune, qui dissimulait, tant bien que mal, le dommage que les vers y avaient causé en les labourant de leur tarière, et trois portraits de famille fort vénérables , ne donnaient point un démenti à cette vétusté. Sans

doute destinés à conserver la mémoire des possesseurs primitifs , après avoir fait partie d'un assez brillant héritage, ces tableaux n'avaient pas été jugés dignes d'être réclamés par le vendeur de leur antique résidence. Ils y étaient restés sans nom , dans un obscur oubli , pour attester que tout passe, que tout s'efface ici-bas, jusqu'aux souvenirs qui ont le plus doucement remué le cœur de l'homme. L'étranger les honora d'un soupir. Un seul article de ce mobilier, comme appartenant à une date un peu plus récente, fixa ensuite son attention : c'était un clavecin à queue d'une médiocre grandeur, et sur le pupitre duquel se montraient quelques papiers d'une musique plus moderne que l'instrument destiné à en reproduire les sons. Le chevalier de Saint-Louis, a près avoir promené ses doigts sur les touches d'ébène d'un noir luisant , et d'un ivoire jauni par un long usage, fut surpris d'apprendre, non sans le fidèle témoignage d'une oreille exercée, qu'elles répondaient à des cordes dans un accord parfait. Cette particularité lui fournit l'occasion de demander si la jeune personne , entrevue par lui à la fenêtre du premier étage , ne faisait pas quelquefois de la musique. A sa vive satisfaction , il sut bientôt que ses con-

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jectures étaient fondées. On lui raconta que ce meuble, acheté sur la fin du dernier automne à Soissons, avait été substitué à une vieille épinette que, malgré son état de délabrement, l'aimable Berthe avait battue de sa jolie main, avec assez de succès pendant des années, pour faire danser les villageois de la ferme et du voisinage dans les longues soirées de l'hiver.

C'était une occasion fort naturelle de parler à l'inconnu des soins prodigués par les deux époux à la jeune étrangère : la dame châtelaine n'eut garde de la laisser échapper. Après s'être étendue sur ce chapitre avec une prolixité qui n'ennuya pas le chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis , elle arriva au personnel de l'orpheline, envers laquelle, à la vérité, la nature avait été prodigue de ses dons. Berthe, en effet, devait plus ce qu'elle savait de musique à son propre goût, qu'à une trentaine de leçons reçues de l'organiste de la métropole de l'ancien royaume soissonnais, dans les moments disponibles de ce fonctionnaire, moitié clerc, moitié civil.Il ne faut pas oublier non plus, que le bon curé de Rozières, auquel la Providence avait accordé, avec toutes les vertus de son état, un instinct passablement musical , non content d'orner l'esprit de sa jeune paroissienne

de toute sa science littéraire et religieuse , venait quelquefois l'entendre alors qu'elle s'accompagnait sur le clavecin, au château transformé en ferme. Là, pas plus qu'à la maison presbylérale, il ne lui épargnait ses avis. Bientôt, touché de l'éclat d'une voix pure et argentée, il avait cru pouvoir substituer sans scrupule, dans les fêtes patronales, cette douce mélodie au chant un peu discord du maître d'école et du barbier du village. L'hymne du jour, en passant par les lèvres de Berthe , semblait descendre du ciel. On eût dit un ange détaché de la voûte éthérée, pour célébrer les louanges du Seigneur, d'une manière digne de la bonté qui réunissait les fidèles sous les modestes lambris d'un temple dont toute la parure consistait dans quelques fleurs , cultivées encore pour Tautel par la main de l'orpheline. De ces simples accessoires , le culte de Rozières recevait une teinte de naïve innocence à laquelle l'étranger, survenu dans ce hameau, n'eût pas été insensible.

Le presbytère , l'église , et la ferme Harriot étant presque contigus , les visites au manoir du digne prêtre déjà septuagénaire, étaient, pour lui, moins une gène qu'un délassement de ses travaux évangéliques, auxquels il se proposait

(rnssocier bientôt un neveu , tjui avait terminé avec un brillant succès ses études au collège de Soissons. En attendant que ce jeune bomme, soumis enfin aux désirs de son oncle , eût reçu de la main de l'évéque le signe clérical , par lequel le néopylite est marqué pour l'apostolat; il passait le temps de ses vacances à Rozières , et le basard faisait que l'oncle rendait quelquefois communes, à la fille du manoir et au futur lévite, les leçons qui s'épanchaient, autant de son cœur plein de bonté , que de sa mémoire. Si c'était jour de fête , on se rendait ensuite avec gaieté à l'église. Alors le jeune Silfrid entonnait le psaume indiqué par le rituel , et modérant l'éclat de sa voix mâle et accentuée, il accompagnait de son chant les sons qui s'échappaient avec plus de douceur de la poitrine de Berthe, en manière de répons. Depuis trois ans , le respectable M. Grévin , ayant senti ses jambes s'appesantir et ses paupières réclamer quelques heures de sommeil après son dîner, le fils de son frère l'avait totalement remplacé dans les soins donnés à la jeune orpheline.

Pendant que la bonne fermière se livrait complaisamment au récit détaillé de la vie domestique que Berlhe partageait avec la famille Harriot,

récit que le chevalier de Saint-Louis écoutait avec un vif intérêt, et qu'il salua plus d'une fois d'un sourire d'approbation, l'esprit de cette aimable fille n'était pas médiocrement préoccuppé. Dès le premier instant de l'arrivée de l'étranger dans la cour de la ferme, elle avait pressenti qu'elle allait devenir le sujet d'un entretien qui ne serait pas sans influence sur son avenir. Était-ce un parent , n'était-ce qu'un ami qui, dans la personne de cet inconnu , se présentait au château? allait-il la réclamer, ou s'acquittait-il simplement d'une enquête ? quels droits aurait-il à exercer sur elle? à quel titre parlerait-il? Toutes ces questions , après s'être offertes tour-à-tour à sa jeune imagination , y arrivaient confusément pour y jeter un trouble qu'elle n'avait pas encore connu. Il faut toutefois remarquer que Berthe , en se voyant proche d'un moment qui allait avoir peut-être quelque chose de décisif pour elle, en se disant même qu'un rayon de vive lumière allait percer les ténèbres dont sa naissance avait été jusque-là enveloppée, ne s'abandonnait pas à cette ivresse fiévreuse qu'eût ressentie à sa place une autre orpheline d'un âge aussi tendre. Elle avait trop appris à régler ses désirs au sein d'une vie simple et patriarcale, pour les

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précipiter vers un monde qu'une lecture bien choisie et les entretiens du bon curé de Rozières lui avaient appris à craindre. Aussi un changement de situation était-il plus redouté d'elle , qu'il ne souriait à sa pensée dans ses rêveries solitaires. Il est vrai que, chérie de tout ce qui habitait le petit hameau depuis les chefs de famille, jusqu'aux enfants et aux chiens des cabanes qui venaient lui lécher les mains quand elle en franchissait le seuil , elle n'avait qu'à se louer de sa situation présente. Si des prévisions, de temps à autre, murmuraient en quelque sorte à son oreille qu'elle n'était pas destinée à finir ses jours sous un toit aussi modeste, ellg se demandait avec effroi où elle pourrait être mieux, où elle serait jamais plus aimée, même plus considérée? Car, indépendamment d'une grâce particulière qui respirait dans ses moindres actes, une sorte de respect commandé envers les enfants , dont le berceau , entouré de mystère , se couvre périodiquement des dons de l'opulence, s'était attachée à sa personne.

« Vous verrez, »se disait- on, chaque soir, au coin de plus d'un foyer rustique , « qu'un beau « matin on viendra nous l'enlever dans un cartf rosse attelé de quatre superbes chevaux nor-

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« mands, près desquels la monture de notre jeu- « ne notaire ne serait qu'une misérable haridelle! « Savez- vous bien , « continuait-on d'un ton de confidence, « que le père Harriot, chaque jour « ou veille de noël, reçoit pour cette enfant cinq « cents bons écus, sans parler des cadeaux ? Voilà « seize années bien comptées depuis que cette « manne lui tombe du ciel : aussi personne n'a « été surpris que, de simple fermier du manoir « de Rozières , il en soit devenu le possesseur. « Ce n'est pas pour lui en faire un reproche, car « il n'y a pas d'homme plus honnête et plus craicf gnant Dieu dans tout le Soissonnais.il continue « à nous saluer tous et chacun, comme s'il n'é- « tait pas devenu riche. Un bonjour ou un ser- « rement de main ne lui coûte pas plus qu'au « notaire un ton d'arrogance; et puis si un pau- « vre fermier de closerie a besoin d'une matinée « d'attelage, il est sûr de le trouver à sa porte « dès le lever du soleil , avec sa charrette et ses « chevaux... Quant à la jolie demoiselle, on ne « la laisse manquer de rien au logis... Si Suzanne « Harriot avait pu la gâter, il y a long-temps que « la besogne serait achevée; car depuis la mort « de sa sœur de lait, la petite Berthe a été plus « maîtresse dans la maison que sa nourrice elle-

« même, ce qui ne l'empêche pas (1(3 chercher « toujours à s'y rendre utile... C'est elle qui se « mêle de la laiterie , du linge , et du pigeonnier; « tout cela sans bruit , sans embarras , de sorte « qu'il ne reste plus à Suzanne qu'à filer sa que- « nouille... Un mari peut compter là sur une « bonne ménagère, à moins que d'un moment t à l'autre , elle ne devienne duchesse ou prince cesse, ce qui ne nous surprendrait pas, car « son joli bras est blanc comme le lis après la « rosée du malin. »

Par bonheur, un excellent naturel avait épargné à l'orpheline les défauts qui pouvaient naître de cet excès de complaisance au logis, et de bonne opinion au dehors. Le coude appuyé sur le rebord de sa croisée , sa belle tête reposant sur la paume de sa petite main, elle était absorbée dans ses réflexions, pendant que l'étranger s'entretenait avec la dame Harriot.

« Le Ciel me préserve de former des vœux téméraires, se disait-elle de son côté! je redoute trop que l'apparition soudaine de cet inconnu ne vienne troubler le calme dont je jouis dans ma douce retraite. Est-ce que je n'y suis pas entourée de bons amis? Est-ce que ma bienvenue n'est pas célébrée dans toutes nos fêtes villa-

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geoises? Quand j'arrive, ma présence n'est-elle pas annoncée par des cris de joie? Le dimanche, quand le neveu du digne M. Grévin, au sortir de vêpres, m'attend dans le sentier qui passe à côté du presbytère, quand j'ai accepté le bras qu'il m'offre pour m'accompagner à la danse de Sept- Monts, ne vois-je pas la bienveillance écrite sur tous les visages que nous rencontrons dans ce charmant trajet de dix minutes? car où trouver un vallon plus frais, tapissé d'une herbe plus molle, que celui qui sépare Sept-Monts de Rozières ! Jamais je ne le franchis sans que mon cœur ne batte plus à l'aise , sans que je rende grâce à mon Créateur de m'avoir appelée à l'exis- • tence sur ce joli coin de terre ! Silfrid , qui a tant d'instruction , s'associe toujours à ce sentiment. Son vertueux oncle nous dit, bien des fois, dans ses prônes , que la vie n'est pour chacun de nous, qu'un pèlerinage : eh bien! c'est ici, sous ces arbres et au milieu de ces bons villageois, que je veux achever le mien! Que le Ciel y laisse donc couler mes jours en paix ! je ne l'importunerai p3s de mes vœux, et je continuerai à le bénir d'avoir accordé ce délicieux asile à mon enfance!..

«Mais je n'ai pas été jetée à l'abandon dans cette

retraite hospitalière ! j'y ai été allaitée par le sein d'une seconde mère ; j'y ai été élevée , enseignée dans ma religion ; une bonté providentielle, et jusqu'ici inconnue, m'y a suivie; elle a veillé sur moi , elle n'a cessé de verser ses bienfaits sur mes jeunes années : une pareille continuité de soins ne peut venir que d'une amitié bien tendre, ou d'un devoir bien sacré... Si c'était un père, si c'était une mère qui m'attendissent dans leur demeure, pour me serrer dans leurs bras! Si cet inconnu était chargé de m'y conduire , et qu'ils fussent prêts à couvrir mon front de leurs baisers !.. Est-ce que je pourrais me refuser à leur impatience ? Car certainement il a du leur en coûter de se séparer de leur fille; la présence de son enfant doit être une chose si douce au cœur d'une mère !.. Oh que la mienne m'appelle et je vole à sa rencontre ! »

Et le cœur de Berthe palpita sous des battements précipités, et un soupir involontaire éleva et abaissa successivement la neige de son sein virginal... L'idée de parents à envisager avec des yeux d'abord inquiets et timides, de baisers à recevoir et à rendre, d'un autre côté les regrets qu'il y aurait à donner au charmant bassin de Sept-Monts, l'image de Silfrid sur le bras duquel

on ne s'appuierait plus pour en traverser les riantes prairies, vinrent se heurter dans son esprit et y établirent une lutte passagère, premier trouble d'une vie qui jusque là avait été exempte d'orages. Presque indéfinissable, le sentiment qui en résulta était mélangé de douceur et d'amertume. Berthe s'y abandonna avec une surexcitation de sensibilité.Aimait-elle Silfrid? elle ne s'était pas encore interrogée à ce sujet. Elle évita même de s'adresser une pareille question , qui eût peut-être effrayé son innocence. Mais elle tomba dans une rêverie profonde, dont elle ne sortit qu'en s'entendant appeler sur l'escalier par la fermière châtelaine.

Avant qu'elle ait descendu les marches attachées en spirale à leur pilier de granit , et qu'elle paraisse devant l'étranger, qui sans doute a souhaité sa présence, nous allons nous transporter nous-mêmes dans la salle basse du manoir, où, rétrogradant d'un quart d'heure, nous aurons à raconter la conversation qui se continua entre l'inconnu et le couple hospitalier, dès que le maître du logis put y prendre part.

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