‹ Une fleur canadienne dans l'Institut de saint Alphonse, ou, Notice biographique du serviteur de Dieu, le R.P. Alfred PampalonChapitre 36 sur 42 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

Les saints ne meurent pas tout entiers; ils se survivent dans l'amour, l'admiration et la confiance des fidèles. C'est cette seconde existence qui commence pour le Père Alfred Pampalon.

Le souvenir et le récit de sa pieuse vie ont fait naître dans les âmes, une véritable confiance €n son intercession. Nombreuses et signalées sont les faveurs obtenues déjà par son invocation. Nous en citerons quelques-unes que nous rapporterons comme simple historien, laissant à l'autorité compétente de donner une décision juridique sur leur valeur et leur caractère.

Louis-Gérard, enfant d'Alphonse Gauthier, de Ste-Anne de Beaupré, semblait n'être venu en ce monde que pour souffrir. Il n'avait qu'un an et son petit corps, sans vigueur ni chaleur, n'était plus qu'un squelette que couvraient de nombreuses humeurs. Un abcès s'était formé à la hanche droite d'oii sortait continuellement un sang corrompu. Au témoignage du médecin, tout le sang de l'enfant était gâté. Les remèdes étaient devenus inutiles, le cas réputé incurable. On croyait si bien à une mort prochaine que la robe blanche

qui devait le revêtir dans son cerceiiil était déjà faite. On s'étonnait qu'il pût vivre si longtemps. Or, un jour le père reçut une image mortuaire du R. P. Alfred Pampalon. Aussitôt l'idée et l'espoir lui vinrent que le serviteur de Dieu pourrait guérir son enfant. Il en parle à son épouse qui partage sa confiance. On commence une neuvaine en l'honneur du bon Père, pour la guérison du petit Gérard. Le lendemain, ô prodige! l'enfant est guéri. L'appétit lui revient, sa figure reprend un teint meilleur. Le sommeil devient tranquille. Les tumeurs, les plaies disparaissent comme par enchantement. L'enfant demeura une fleur de santé.

Cette guérison si étonnante a été certifiée par plusieurs témoins. Et, au dire d'un médecin, la science médicale est impuissante à l'expliquer.

A St-Alban de Portneuf, Emilienne, fillette de Méril Morissette, âgée de 4 ans, souffrait beaucoup, depuis sa naissance, d'asthme spasmodique. Les crises devenaient de plus en plus fréquentes et dangereiises. Le médecin avait déclaré le cas incurable. A la dernière crise, le père éploré se rendit au presbytère suppliant le curé de guérir son enfant. Le prêtre lui donna une image du P. Alfred, lui recommandant de la placer sur la petite fille. L'image fut appliquée avec confiance? sur le corps de la jeune enfant. A l'instant même.

la fillette éprouva un bien sensible, et huit jours ne s'étaient pas écoulés que l'enfant était complètement guérie. Le mal n'a pas reparu.

Emma Dubé, épouse de Hégésippe Chandonnet, était affectée de tumeurs variqueuses, et d'eczéma aux deux jambes. Plusieurs médecins lui avaient donné leurs soins sans résultat aucun. Désolée, sans espoir de guérison, elle s'adressa au ciel. Un jour, un Père Rédemptoriste, qui prêchait une mission dans la paroisse, lui donna une image du R. P. Pampalon; aussitôt elle sentit naître dans son âme pour ce serviteur de Dieu une grande confiance, et tous les jours elle se mit à le prier avec ferveur. Or, un soir qu'elle souffrait plus que jamais, elle fit sur ses pauvres jambes des signes de croix avec l'image du Père Alfred. Aussitôt elle s'endormit paisiblement d'un sommeil dont elle n'avait pas joui depuis bien longtemps. Le lendemain, elle se réveilla complètement guérie. La guérison s'est toujours maintenue.

Lisons le récit que nous donne elle-même Sœur Marie-Bernard, des Sœurs de la Charité de Québec : " Il y a trois ans, dit-elle, je fus atteinte d'un mal d'yeux assez sérieux et très souffrant. Ma vue s'affaiblit à tel point que je ne pouvais distinguer les objets qu'à une distance très rapprochée.

Pendant près de deux ans, je fus sous les soins d'un célèbre oculiste qui déclara le mal incurable. J'étais condamnée à voir ma vue s'éteindre graduellement jusqu'à ce que l'infirmité fut complète. Pendant sept ou huit mois je changeai de lunettes sept fois. Au mois de juin 1899, ne constatant aucune amélioration dans mon état, je me mis à prier le Père Alfred Pampalon, en l'intercession duquel j'avais une grande confiance, ayant eu l'avantage de lire sa biographie. On m'avait condamnée à un repos complet. Quelque temps après, j'obtins la permission de transcrire la biographie du Père Alfred; ce travail de plus de trois cents pages, je le terminai en février 1900, et depuis, je ne ressens aucune douleur, je fais la classe, et ma vue n'est nullement fatiguée.

Reconnaissance envers le Père Alfred, qui a daigné s'intéresser à mon humble personne, en m' obtenant une si prompte et si entière guérison."

Voici quelques extraits d'une lettre de Sr Melchiade, des Sœurs de la Providenc?.

Hôpital St-Jean de Dieu, 15 mars, 1906.

" Tout simplement je vais raconter ma guérison obtenue par le bon Père Alfred Pampalon. auquel je dois aujourd'hui le bonheur d'être religieuse. Depuis sept ans, je souffrais d'une débi-

lité générale qui me contraignait souvent à garder le lit des semaines entières. Les remèdes ne me procuraient aucun soulagement. Au milieu de mes douleurs souvent atroces, je me résignais à souffrir toute ma vie, sans pouvoir jamais réaliser le vœu le plus cher à mon cœur : celui d'entrer au couvent, quand un Père Rédemptoriste vint prêcher une retraite dans la paroisse où je demeurais. Il m'engagea à commencer une neuvaine au bon P. Alfred, me disant: " Si vous priez avec foi, il vous guérira." Je me mis sans tarder en prière avec une ferme confiance. Dès le premier jour, je me sentis mieux. Le bon Père Alfred a continué son œuvre, et à la fin de la neuvaine, j'avais peine à le croire, j'étais parfaitement guérie. Depuis lors, ma santé a toujours été florissante et j'ai pu, grâce à la faveur du R. P. Alfred, réaliser mon désir de me donner à Dieu dans la vie religieuse. Tous les jours, dans ma reconnaissance, je demande à Dieu de glorifier son serviteur."

Madame Albert Ayotte, de Woonsocket, R I., Etats-Unis, était malade depuis deux ans. Il y avait quatre longs mois qu'un rhumatisme, répandu dans tous ses membres, la tenait clouée sur un lit de douleurs. Un jour une amie lui donne une parcelle de la soutane du R. P. A. Pampalon, lui disant de s'adresser avec confiance à ce Ser-

viteur de Dieu, qu'il la guérirait certainement. Ce jour là même, le 16 mars 1898, le médecin lui avait déclaré qu'elle devrait garder le lit jusqu'aux grandes chaleurs de l'été. Madame Ayotte ne se découragea pas. Elle place sa dernière espérance dans le R. P. Alfred et commence à le prier de tout son cœur. Et le lendemain matin, à son réveil, elle est radicalement guérie et pour toujours.

Madame Fabien Chaussé de Montréal était réduite à une grande faiblesse par la maladie. Depuis quinze mois, des pertes de sang la forçaient à prendre le lit tous les quinze jours. Le cas était réputé incurable par les médecins ; mais si le pouvoir de l'homme est fini, celui de Dieu ne connaît point de bornes. Elle avait reçu une relique du R. P. A. Pampalon. Pleine de confiance en l'intercession de ce grand serviteur de Dieu, elle le supplia avec ardeur de lui obtenir sa guérison. Aussitôt, la malade éprouve du soulagement, et le quatrième jour la guérison était assurée. Un médecin lui demandant qui l'avait guérie, elle répondit: " C'est le bon Père Alfred." — "Il fallait cela: " avoua le docteur. Depuis, la guérison s'est maintenue et la reconnaissance de cette bonne mère envers son bienfaiteur durera toujours, d'autant plus que le serviteur de Dieu a continué à protéger sa famille, en

délivrant deux de ses enfants et son époux d'un grand danger.

Paschal Tremblay, marchand au Saguenay, souffrait du rhumatisme dans tous ses membres. A son mal s'ajoutaient un frisson continuel et une mauvaise toux. Se trouvant à Québec, malade à l'extrémité, loin de sa famille, il eut la pensée de recourir au R. P. Pampalon qu'il avait appris à connaître chez un de ses amis. A peine l' avait-il invoqué et promis de publier sa guérison, s'il l'obtenait, qu'il se vit aussitôt exaucé: tout mal disparut instantanément. Il se fait un devoir de reconnaissance de réciter chaque dimanche un chapelet en l'honneur de son bienfaiteur.

Marcelline Daoust, de Montréal, souffrait des yeux depuis de longues années. Pendant 15 ans, elle reçut les soins d'un médecin, mais sans succès. On lui donna un jour l'image du Père Pampalon, elle rappliqua sur ses yeux en invoquant le serviteur de Dieu et se trouva guérie. Elle ne sentit plus aucune douleur, l'inflammation disparut à jamais.

Obéline Simard était atteinte d'une maladie organique du cœur. Le médecin n'espérait plus sa guérison. Une personne de Ste-Anne de Beaupré lui conseilla de faire une neuvaine au P. Alfred. Elle consent volontiers. Dès le premier jour, elle se sent soulagée, elle continue la neuvaine avec confiance et obtient une entière guérison.

Par suite du froid et de la fatigue, François Fredette, de Montréal, était devenu complètement sourd de son oreille gauche. Opérations, soins de spécialistes, tout fut inutile. Sa surdité était réputée incurable. Puisque les hommes étaient impuissants, François se tourna du côté du ciel. Un prêtre lui conseilla d'invoquer le Père Alfred, lui promettant que ce dernier lui obtiendrait de sa bonne mère Marie la guérison demandée. Chaque jour, François récitait une petite prière en l'honneur du Serviteur de Dieu, et promit de faire publier la guérison dans les annales de Ste Anne de Beaupré. Un jour après avoir dit 3a prière accoutumée il fut complètement guéri. La surdité ne reparaît plus.

Mademoiselle Olierie Moll, institutrice de Montréal, souffrait à l'œil droit d'une affection très grave. Tous les deux mois ordinairement les crises inflammatoires étaient accompagnées de douleurs très vives qui la condamnaient à un repos forcé. Pendant vingt ans elle reçut les soins d'un oculiste qui lui prodigua à différentes reprises trois ou quatre opérations, mais sans résultat. Dans cette pénible situation elle eut recours à l'intercession du Père Alfred; elle invita ses amies à demander avec elle sa guérison ; et promit de faire publier cette faveur, si elle lui était accordée. A peine eut-elle fait cette demande que

toute douleur disparut. Son œil n'offrait plus aucun symptôme inflammatoire. Dix mois après elle déclarait n'avoir pas éprouvé la moindre douleur depuis sa guérison.

En janvier 1897, Aimé Godreau, de Hull, était occupé à peindre, lorsqu'il fit une malheureuse chute qui lui occasionna une névralgie lombaire à l'état aigu. Après avoir été traité par son médecin sans résultat, il vint à Montréal recevoir les soins des spécialistes. Sept mois se passent, et le malade souffre toujours, sa guérison est réputée impossible à l'hôpital. On lui conseille quelques remèdes extraordinaires, mais sa pauvreté ne lui permet pas de se les procurer : au milieu de ses atroces douleurs, il lève vers Dieu un regard suppliant. Il ne lui reste que ce médecin auquel il puisse encore recourir. Animé d'une sainte confiance envers le Père Alfred, il le prie d'intercéder auprès de Dieu pour lui si malheureux. Dans sk foi il s'écrie: "Oui, le bon Père Alfred va me guérir." A peine eut-il prononcé cette parole, qu'un frisson pénètre tous ses membres, ô miracle! il est radicalement guéri. Alors il se remit au travail, ce qu'il n'avait pas fait depuis deux ans. Plusieurs médecins déclarent la guérison extraordinaire.

Un homme avait abandonné ses devoirs religieux, blasphémait la religion et les choses

saintes. Couché sur un lit de douleurs il allait bientôt mourir. La vue d'un prêtre suffisait pour exciter sa fureur. Cependant le curé de l'endroit était parvenu à lui faire accepter une image du R. P. Alfred Pampalon. O prodige! Celui qui, il y a quelques jours, blasphémait Dieu, voulait maintenant se réconcilier avec lui. Il appelle un prêtre et se convertit sincèrement. Au témoignage de ce dernier, le R. P. Alfred avait sauvé cette âme.

Madame Emeric Lapointe, de Montréal, souffrait depuis quatre mois d'une tumeur. Déjà elle avait sollicité sa guéri son du R. P. Alfred Pampalon par trois neuvaines. La pauvre femme désespérait, lorsqu'on l'engagea à recommencer une dernière neuvaine, l'assurant que cette fois le bon Père se rendrait à sa demande. La fervente chrétienne recommença à prier avec la plus vive espérance. Et le dernier jour de cette neuvaine, la tumeur s'ouvrit et la malade fut complet ^ment guérie.

Un malheureux adonné à l'ivrognerie faisait le malheur de sa pauvre femme et le scandale de ses enfants. Sa belle-mère, chrétienne pleine de foi, s'adressa au P. Alfred. Le gendre rentre en lui-même, reconnaît ses désordres, et depuis six ans, il s'applique par une vie exemplaire à faire oublier ses premiers égarements.

Une famille de Muskegon, Michigan, E. U., 113 remplissait plus ses devoirs religieux. Un jour, on reçoit de la part d'un ami une image du bon Père Alfred. La mère contemple longtemps la figure de notre saint. Le Père Alfred lui parle au cœur. Cette mère repentante se fait apôtre et ramène à Dieu toute sa famille.

Depuis plus de trente ans, Monsieur X.... n'avait pas rempli ses devoirs de chrétien. Son épouse, pleine de confiance en Dieu, se trouvait un jour dans une église avec son mari. Avec ferveur, elle suppliait le R. P. Alfred de ramener son époux à de meilleurs sentiments. 0 merveille! Elle n'a pas encore fini sa prière que déjà son mari part et va s'agenouiller au confessionnal. Il purifie son âme et sort de ce bain de la grâce, bon et heureux.

Une pauvre femme souffrait un martyre continuel de la part de son époux adonné au vice de l'ivrognerie. Un jour, le chagrin dans l'âme, elle commence à prier le Père Alfred Pampalon. Elle était à sa deuxième neuvaine lorsque son mari cessa sa vie de débauche pour mener désormais une existence digne d'un vrai chrétien.

Parmi les nombreuses notes spirituelles du P. Alfred Pampalon, nous avons cueilli les écrits suivants que nous publions à la suite de cette biographie, parce qu'ils nous font voir dans toute leur beauté, l'ardent amour et la filiale tendresse du Serviteur de Dieu envers Celle qu'il aimait à appeler " Sa Bonne Mère."

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