JO
pe plu plu qu’ sœt le h ne ] l'am sion Se et bi voud libert une b de Sa:
J'inclu la fin long.
voulez beaucc
je suis à ma quatrième page, et il me reste encore bien des choses à vous dire. C’est que, lorsque je me mets à parler de mon bonheur je ne sais plus me taire. Maman
vous a sans doute appris, ma bonne Mère, que j'ai le
bonheur d’être maintenant novice. Je me sens encore
plus heureuse depuis que je porte ce Saint-Habit de notre douce Mère du ciel, à la pensée qu’elle-même veut bien me mettre au nombre de ses enfants chéries, en me donnant l’habit qui les distingue. Nous avons eu en ce jour une bien belle et bien touchante cérémonie, comme toutes celles quise font au Carmel. Je vous envoie, ma bonne Mère, une image du Sacré-Cœur de Notre Bien-Aimé Jésus, comme un petit souvenir de ce jour béni : veuillez, en la regardant, penser encore un peu à votre petite amie. J'aurais bien désiré y joindre plusieurs autres pour vos chères sœurs, mais ce sera pour plus tard que j'en enverrai tout un paquet à maman, pour qu’elle les distribue à mes amies du Canada ; ma chère sœur Sainte-Hermine aura la sienne. Vous prierai-je de le lui dire et d’ajouter que je ne l’oublie pas, quoique je ne lui écrive pas ? Elle me le pardonne, je l'espère, pour l'amour de maman à qui je consacre toutes mes permissions d'écrire.
Savez-vous ce que j& vais vous demander, bien bonne et bien chère Mère? J'ai grande confiance que vous
ÿ voudrez bien me pardonner si j'use d’une trop grande n liberté : c’est de vouloir bien aller de ma part, souhaiter e- une bonne et heureuse fête à ma chère maman, le jour ur de Sainte Cécile, et de lui porter la petite image que ra j'inclus pour elle dans cette lettre. Je ne lui écrirai qu’à qui h fin du mois, afin que l’Avent lui paraisse ensuite moins
long. Je vous serai encore bien reconnaissante, si vous tte voulez lui dire de ne pas se fatiguer à m'écrire ; j'aime que beaucoup mieux être privée de sa chère écriture que de
savoir qu’elle lui coûte tant de mal. Que mes frères me tiennent au courant de ses chères nouvelles. Je suis inquiète de la savoir si malade.
Veuillez encore, ma bonne Mère, présenter à votre vénérée Mère Supérieure l'hommage de mon profond respect et la remercier de tout ce qu’elle fait pour maman.
Je termine enfin cette trop longue lettre en me recommandant de nouveau à votre souvenir auprès de Notre- Seigneur, pour qu’il m’accorde la grâce d’une grande fidélité à répondre à tous ses désirs. Je vous aimerai toujours, ma bien bonne Mère, je prierai toujours pour vous. Veuillez bien en être persuadée et continuer d'aimer un peu dans le Sacré-Cœur du divin Maître celle qui se dit avec la plus respectueuse affection,
Votre très-humble servante en Notre-Seigneur,