‹ Une fleur du Carmel [microforme] (volume 2)Chapitre 2 sur 186 · IV LETTRE DE MGR · texte numérisé non relu

IV LETTRE DE MGR

dans notre heureuse patrie, par votre excellent ouvrage qui révèle l'innocence, la piété et toutes les vertus de la jeune Carmélite, que vous faites revivre, en nous faisant connaître le bon esprit qui là animée.

En donnant aujourd’hui une attention particulière à ce qui se passe dans notre ville, au sujet de l’établissement d'un monastère de Carmélites, et en lisant les belles pages, que vous avez consacrées à la Æ7eur du Carmel. l’on en conclut facilement que c’est Dieu qui, dans sa bonté, a réglé toutes choses, pour atteindre son but, avec force et suavité. (Car en rapprochant les faits qui s’accomplissent, à l'heure qu'il est, parmi nous, on ne peut que s’écrier : Ze doigt de Dieu est ici :

Pour peu, en effet, qu’on les regarde de l’œil de la foi, l’on est émerveillé de voir nos principaux citoyens se rendre avec empressement aux assemblées convoquées à cette fin, d'entendre les grands du monde proclamer hautement la nécessité de ces Institutions où l’on prie jour et nuit, en menant une vie contemplative, de voir les riches du siècle consacrer de grand cœur une partie de leurs biens à la fondation d’un Carmel, qui nous mettra en rapports intimes avec les Anges et les Bienheureux qui dans le Ciel ne cessent de louer Dieu.

On peut donc justement appliquer à la jeune Carmélite, qui est devenue la ÆYeur du Carmel du Canada, ces touchantes paroles de la sainte Ecriture : le parfum de vos vertus répand dans cet heureux pays l'abondance des biens célestes dont le Seigneur a couronné le Carmel : nous courrons à l’odeur de ces parfums : /# odorem cur. remus unguentorum tuorum.

Mais quelque admirable que soit en lui-même le spectacle de la fondation si providentielle d’une maison du Carmel, dans notre ville, la divine bonté nous en ménage un qui sera encore plus ravissant dans les vocations sur-

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