AUX JEUNES FILLES DU CANADA
Vous venez de lire :a vie d’une de vos compagnes, d'une jeune fille qui a vécu au milieu de vous. Plusieurs d’entre vous l’ont connue, l’ont aimée et se rappeleront toujours avec bonheur son doux souvenir.
Sur la terre, elle vous aimait beaucoup, et souvent elle disait : ‘“ Oh ! que je voudrais que toutes les jeunes filles du Canada fussent aussi heureuses que moi ! Je voudrais emmener avec moi au Carmel toutes celles que j'aime. C’est là que nous trouverons le bonheur.”
Et sa pensée, en entrant au Carmel, était de se dévouer pour toutes les âmes qu’elle aimait au Canada, et surtout pour tant de jeunes filles, qu’elle voyait entrainées par l'amour du monde.
Mais le bon Dieu dans son infinie bonté, s’est hâté de lui accorder la récompense et de l’appeler à lui, afin que du haut du ciel, nous l’espérons, elle protège d'une manière plus efficace, l’œuvre qu’elle avait tant à cœur, lorsqu'elle était .encore sur la terre.
Aujourd’hui Thérèse de Jésus pense aux jeunes filles du Carada, elle intercède pour elles ; pour elles, elle sollicite de son divin Époux ces grâces précieuses qui doivent assurer à toutes la persévérance dans une vie vraiment chrétienne ; et à celles que l’Esprit-Saint daignera appeler à une vie plus parfaite, la docilité à la vocation.
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Elle demande pour vous que vous fuyiez le péché, que vous viviez détachées du monde et de ses vanités, et que l'amour de Jésus seul règne dans vos cœurs.
Elle demande pour vous la grâce de ne vous déterminer dans le choix &’un état de vie que par le désir de plaire à Jésus.
Thérèse de Jésus a trouvé, selon sa vocation sainte, son bonheur dans la prière, l’immolation, et le sacrifice ; eile demande que vous aussi, suivant les desseins de Dieu, vous obteniez de goûter tout ce qu’il y a de bonheur à prier et à s’immoler,
‘ Si scires donum Dei!” Oh ! s’il vousétait donné de savoir ce qu’il y a d’angéliques joies, de sainte gaieté, d’ineffables contentements, dans une âme qui prie bien et sait se sacrifier selon les desseins de Dieu sur elle, que vos cœurs se détourneraient bien vite des plaisirs trompeurs et des vaines joies du monde ! :
Ou vous y vivriez comme n'y vivant pas, ou, si Dieu daignait vous en faire la grâce, vous briseriez avec bonheur les liens qui vous y retiennent, pour aller vous cacher avec Hermine-Thérèse de Jésus, dans le cœur sacré de l’Époux, et vous y préparer à être un jour admises dans la salle nuptiale où se célèbrent les noces éternelles.
Quand on 4 visité un beau parterre, on ne se retire pas sans y cueillir quelque jolies fleurs. On en fait un bouquet qu’on emporte avec soi, pour en respirer de temps en temps le parfum.
Au moment de quitter le parterre, que Thérèse de Jésus a cultivé avec une si aimable sollicitude, pensez qu’elle vous offre elle-même avec son gracieux sourire, le bouquet spirituel qu’elle aimait
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le plus, dont elle savourait les doux parfums, dont elle contemplait avec délices les adinirables fleurs ; répétez avec elle : |
“ Oui, Ô Jésus, mon céleste Époux! Mon unique ‘ partage c'est vatre Croix, votre sacré Cœur, votre ‘“trés-sainte Mère. — Vous me faites ces dons ‘“ précieux ! Ni les tribulations, ni les tentations, ni les maladies, ni l'amour de la vie, ni la crainte de ‘“ Ja mort ne m'en séparercnti jamais.”
“Tous les jours je baiserai ma croix et mon ‘“ scapulaire en répétant ces paroles.”
Fasse le ciel que le douxlis du Carmel embaume notre Canada !
Fasse le Ciel que plus d’une âme pure, après en avoir contemplé la beauté, se sente inspirée de dire : ‘Oh ! attirez-nous après vous, nous irons à l'odeur de vos parfums. Avec vous, nous nous réjouirons aux pieds de Celui qui se plaît parmi les lis.”