MONSEIGNEUR L'ÉVÊQUE DE MONTRÉAL ET LE CARMEL DE REIMS
‘ Ne craignez point, potit trou-
peau, parce qu’ilu plu à votre Père
de vous donner son royaume.”
(8. Luc, XII, 32.) e
Pendant que les Carmélites étaient encore dans l'incertitude si elles accepteraient la fondation de Montréal, à cause du défaut de sujets, Monseigneur l'évèque de cette ville attendait avec la plus grande confiance l’accomplissement de l’œuvre de Dieu.
Dès les premiers temps de la colonie, des âmes pieuses avaient pensé à établir le Carmei dans la Nouvelle-France ; et c’est une tradition conservée dans quelques Carmels de France et notamment dans ceux de Paris, que, pendant que les filles de sainte Thérèse établissaient sa Réforme dans la mère-patrie, on pensait déjà à fonder un Carmel au Canada, afin d'attirer, plus particulièrement par la prière, la bénédiction de Dieu sur la nouvelle colonie (1). Mais les difficultés pour l’étaslissement de religieuses purement contemplatives étaient trop nombreuses dans la colonie naissante, pour que ce pieux projet pût alors se réaliser.
Aujourd'hui ces difficultés n'existent plus. et les désirs des âmes pieuses sout un signe que l'heure de la Providence est venue.
1) Cette tradition a été rapportée à Mgr Bourget par lee Carmélites sde Paris, dans une visite qu’il! leur fit en 1856.