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Les voies que la Divine Providence nous a fait suivre, ma sœur Marie-Angèle les a parcourues avec nous, elles font donc partie de sa vie, elle s'y est sanctifiée. Puis, ma Révérende Mère, il nous semblait que ces détails vous intéresseraient ; nous savons qu'un grand nombre de nos chers Monastères aiment le Canada, désirent connaître ce qui concerne la fondation du Carmel, et quand je dis, quelques uns de nos Monastères, pourquoi ne diraije pas tous ? Vous nous pardonnerez donc, ma bonne Mère, d'avoir épanché notre âme avec tant détendue. Mais revenons à la maladie de notre chère défunte.
Depuis longtemps, une toux opiniâtre, des oppressions, un affaiblissement progressif, et tous les symplômes d’une maladie de poitrine nous donnaient de vives inquiétudes sur l’état de notre bien-aimée sœur. Les efforts, essayés pour arrêter le mal. demeurèrent impuissants : nos prières, nos supplications ne purent obtenir cette guérison si
vivement désirée. La chère enfant s'unissait bien volontiers à nous ; elle eût été heureuse de recouvrer la santé pour travailler encore et se dévouer, pendant de longmes années, à cette chère fondation qu'elle aimait tant !
Le Seigneur en avait ordonné autrement : c’est sans doute au ciel qu’elle va continuer son œuvre chérie et devenir notre Médiatrice, pour l’affermissement et le développement de notre grande entreprise.
Elle lutta contre le mal avec beaucoup de courage, ne s’arrètant qu'à l'extrémité, assistant même à Matines quoiqu'’elle pût à peine s’y soutenir.
à fait Toujours gaie, toujours aimable, elle était si rues animée à la récréation, qu’on ne pouvait guère e s'y supposer l’état de souffrance qui lui était habituel. nous Peu à peu il fallut retrancher tantôt un exercice, nous tantôt l’autre : Elle nous disait avec tristesse : ‘ Ma onas- Mère, vous m'enlevez tout ! ”.........
e qui Elle vint à Vèpres jusque vers la fête de Notre. > dis, Dame du Mont-Carmel ; quant à la Messe, vlle y lirai- assista encore la veille de sa mort, ei le jour même, ma pendant qu’elle était à l'agonie, elle nous pria de lui > tant permettre de s’y rendre : or elle mourut vers neuf notre heures et demie du matin Natre chère sœur put continuer presque jusqu'à )pres- la fin toutes ses communions, malgré la soif ardente s les dont elle était consumée : elle ne garda jamais le lit une journée entière, seulement, après qu’elle eut notre été administrée, elle y demeura quelques heures, ‘rèter disant : ‘ Je suis si bien dans mon petit lit où j'ai s, NOS ‘reçu tant de grâces, je ne puis me décider à le où si “ quitter.” bien Depuis deux mois environ, elle maigrissait beauecou- coup, les progrès du mal étaient sensibles. La ouer, semaine avant sa mort, nous exposâmes nos inquiéation tudes à Mr notre Médecin qui les partagea et nous conseilla de ne pas tarder à la faire administrer. c'est Elle vint elle-mème au parloir, malgré nos instances, uvre ne se trouvant pas assez malade pour laisser entrer rmis- le docteur : bel exemple de son amour pour la rande règle jusqu’à la mort !
Nous crûmes un instant que Ste-Anne allait peut-être nous rendre notre chère enfant, mais cet espoir ne dura pas longtemps. Le lundi 4 août, elle reçut tous les sacrements avec la piété, la foi, la ferveur, qui l'avaient animée pendant toute sa