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PETITE MAROCAINE

PI. 17, page 136.

L'EDUCATION

les soixante chapitres, son père est obligé de donner une fête plus importante encore, dût-il emprunter pour en faire les frais.

L'étude du livre est ainsi entreprise généralement trois ou quatre fois, et le certificat du maître porte 1/4, 1/2, 3/4 ou 1 selon que le Coran a été appris une, deux, trois ou quatre fois. A partir de ce moment l'élève, qui a achevé sa première éducation, devient taleb et on le promène cérémonieusement par les rues, pour faire naître chez les jeunes gens le goût de l'étude; il gagne en considération parmi les siens, car, au Maroc, ces « savants » sont grandement vénérés et leur présence est une garantie de bonheur pour ceux qui les reçoivent. Parfois, durant la belle saison, un fokîh d'ordre plus élevé entreprend avec les tolba 1 , ses disciples, un pèlerinage plus ou moins long. Ils vont de village en village et y séjournent quelque temps. Hébergés par les habitants, trop heureux de l'honneur qui leur est fait et des bénédictions par là attirées sur eux, ils discourent, devant les gens accourus pour les écouter, sur quelque sujet religieux ou autre.

Aveo un fokîh de son choix et de certaine réputation qui, désireux d'augmenter sa renommée et aussi son revenu, cherche à grouper autour de lui le plus grand nombre d'élèves possible, le taleb

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