Vint d'Andalousie et fut renommé par sa science
envoie à son tour sa hédia, qui se compose généralement de 500 metkals 1 en argent, trente moutons, trente pains de sucre, du thé, des bougies, du beurre, de la semoule, et ces dons sont apportés par un membre de sa famille accompagné de hauts dignitaires. Le lendemain, c'est-à-dire le dernier jour, c'est le souverain lui-même qui se rend au camp du Solthan el tolba. Ce dernier monte à cheval et va à sa rencontre. Il peut profiter de cette circonstance pour solliciter une faveur, généralement accordée, et obtient l'important privilège d'être, à l'avenir, exempté de tout impôt. Le lendemain, par contre, au petit jour, ses grandeurs ayant pris fin, il lui faut s'enfuir à bride abattue hors de son camp pour échapper aux mauvais tours de ses ex-sujets. Après cela, la cour se disloque, les fêtes prennent fin et tout rentre dans l'ordre jusqu'au printemps suivant.
Quand son éducation est terminée, le taleb quitte l'université avec le grade de fokîh. Son instruction lui ouvre désormais plusieurs carrières : il peut devenir professeur dans une medersa, secrétaire d'un haut personnage, cadi (juge), adel (notaire) et acquérir une notoriété en rapport avec sa réputation de savant.