‹ Une gerbe [microforme]Chapitre 10 sur 65 · OT · texte numérisé non relu

OT

LA DÉBACLE 31

Mais rien n'est beau pour moi, car tout espoir est vain

mée ! 2 Je voudra is que le jour n'eut plus de lendemain |

4 Ceux qui m'aimaient le plus m'ont laissé, sur la terre, rrent ! “ Achever, triste et seul, mon chemin solitaire !

Je cherche autour de moi les êtres regrettés,

“Que le ciel, en un jour, hélas! m'a tous otés! eur de pierre & Partout j je n'aperçois que ruines, désastres |

Ta nuit est dans mon âme et mon ciel est sans astres!

Gl

#0 rivages chéris, où sont ces toits riants ke Qui naguère brillaient au milieu de vos champs {1 #Pareils à des rubis au bord d'un diadème ? )i |

Pourquoi vois-je partout la face morne et blême

De quelques malheureux qui pleurent comme moi ? &

corbeille, L'aspect de l'avenir me fait trembler d’effroi.

“Roule, à beau Saint-Laurent, roule calme et tranquille! Viens caresser nos bords de ta lame docile!

#Ta vengeance est parfaite, Ô fleuve souverain!

je Mais réponds à ma plainte, et redis mon chagrin!

: “Murmure, comme moi dans ma douleur amère,

& Le nom de mon amie et le nom de ma mère!

“Et, quand je vais prier sur leurs humbles tombeaux, #UÜnis à mes accents le doux bruit de tes eaux ! ”

Ainsi chantait Damas, et sa muse plaintive,

Sa muse attendrissait les échos de la rive.

Et puis, de temps en temps, deux noms mélodieux S'échappaient de sa lèvre et montaient vers les cieux.

odieux les cieux.

à (Traduit de Longfellow)

Le vent d'hiver soufflait, Sur les Campagnes nues Lancige avait semé ses flocons argentés, Ebl'étoile irrisait de ses molles clartés Léfirmament d'azur où flottaient quelques nues. La ville, d'où montait un bruit continuel, Allumait, tour à tour, ses brillants réverbères ; | Et la nuit commençait, la nuit des grands Horse: " La nuit sublime de Noël!

$ cloches balançaient des accords merv en:

c’est dans cette nuit que leurs chants sont joyeux Bbque leurs douces voix deviennent solennelles, Bien des pauvres humains, lassés de leur labeur

Et courbés sous le poids d'une nouvelle année, Croyaient voir refleurir leur jeunesse fan'e

Et songeaient encore au bonheur !

Cette nuit vit l'amour remplacer la vengeance, Le pardon relever le coupable soumis ; Elle vit l'union de bien des ennemis ;

Elle vit, sous le chaume où régnait l'indigence, Les cœurs se rassurer contre le lendemain ;

Elle vit la douleur sécher ses tristes larmes, Chaque bouche sourire avec de nouveaux charmes

Chaque front prendre un air serein!

L'automne, en s'en allant, laissait, sur son passage, Un parfum de bonheur doux et mystérieux.

Le riche et l'indigent levaient ensemble aux cieux Un cœur rempli d'amour, un esprit sans nuage. La paix et l'allégresse habitaient les palais ;

La joie et l'abondance étaient dans les chaumines ; Et rien n'était plus gai que les voix argentines

Des enfants réjouis et frais.

Dans le deuil cependant une de ces demeures

Etait plongée, hélas ! depuis quelques moments! Sous les lambris dorés des beaux appartements

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