‹ Une gerbe [microforme]Chapitre 18 sur 65 · RÉPONSE A MON AMI · texte numérisé non relu

RÉPONSE A MON AMI

Ta nef, Louis, le vent d'orage L'emporte, hélas! bien loin de nous!

Mais ton audace ou ton courage

Se moquent des flots en courroux.

Comme l'oiseau de la tempête

Qui plane sur la mer et jette

Aux vents ses cris victorieux,

Ainsi ta lyre souveraine

Sur l'ouragan qui se déchaine

Fait pleuvoir ses chants glorieux!

Ah! nos muses en deuil te pleurent!

Elles n'entendent plus tes chants

Quand les derniers bruits du jour meurent, Quand l'aube dore au loin les champs

Et les uymphes de nos fontaines

Te demandent aux fleurs des plaines

Qui penchent leurs beaux fronts vermeils.

Et l'aigle interroge l’espace

Pour voir si dans ta noble audace

Tu n'as pas franchi les soleils !

Pour moi, Louis, quand sonne l'heure, L'heure si douce du loisir,

Au foyer d'une humble demeure

D mn

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