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Je viens m'asseoir avec plaisir.
Je vois s'éloigner la misère D'une famille qui m'est chère, Et le bonheur est moins lointain.
À qui le demande j'avoue, Comme le cygne de Mantoue,
Qu'un dieu bon m'a fait ce destin.
#FILIT HOMINUM, USQUEQUO GRAVI CORDE ?
3 ous demandez encore un refrain à ma muse :
4 Elle devait ne chanter plus, 1 fais je l'éveillerai. Si ma voix vous amuse, ‘ Mes chants ne sont point superflus, LL vous pardonnerez au sensible poète | S'il n'est pas plus gai qu'autrefois, Quand son corps est souffrant et son âme inquiète : S'il a des larmes dans la voix.
Bien des cris d’allégresse et bien des plaintes vaines, n. Concert triste et mystérieux, L élèvent en ces jours des poitrines humaines,
Car l’on chante ou pleure en tous lieux.
Fière de sa vigucur, en souriant, l'enfance El Fixe les yeux sur lavenir ; La vieillesse gémit. Elle est sans espérance Q Et se plait à se souvenir!
0 Et Sur l'aile du progrès le monde marche et vole. À Hélas! n’erre-t-il pas un peu ? ; Le mal ne rougit plus et l'or est une idole 4 Ur Qui reçoit plus d’encens que Dieu.
L'heureux se divertit, le prolétaire souffre, Ce La jeunesse rûève d'amour. 4 | l Chacun fait des projets, et la mort, comme un gouffrihl Le:
ll Engloutit chacun à son tour.
De l’autre bord des mers une jeunesse obscène
1 | Se réunit pour blasphémer,
I L'autorité l’irrite et le Seigneur la gène, Un
Mais elle sait bien réclamer.
rl Elle veut, à son tour, régler le sort du monde, LL
Lui donner de nouveaux élans,
Fur Et le faire sortir de ce sentier immonde à Et Où Dieu l’a tenu six mille ans.
O jeunesse aveuglée! ô jeunesse stupide Qui demandes la liberté
ole.
e un gouffre
‘ene
inde,