DULCIA LINQUIMUS ARVA
es plaines La grande république, ivre de sa conquête, Proclame haut ses libertés ;
, 9 Mais écoutez Le vent qui passe sur la tête (| De ses populeuses cités :
jarmilles? Quels accents discordants son vol rapide égrène & Comme la grèle de l'hiver!
illes : Et cette république, elle chante Ta haine L Sur un luth aux cordes de fer !
is 4 Ecoutez ! écoutez limplacable musique!
Ecoutez l'étrange clameur !
onde : à C'est le sourd grondement de l'immense fabrique 1 Où les engins chantent en chœur, uvage Le râle des pistons plongeant dans les chaudières | Leurs énormes jambes d'acier, Ge ; Comme aux gués bouillonnants des rapides rivières Les sabots d'un fougueux coursier !
ousenivref (C'est le bruit des marteaux qui font hurler l’enclume
: Comme un taureau dans l’abattoir !
. S. AE] 24° | € ‘ % ju cuivre, R C'est le pétillement de la flamme qu’allume 4 L'haleine d'un grand soufflet noir !
rustiques Ce sont lé cris stridents des ardentes bobines, Des cylindres vertigineux !
spudiquef} Cest le concert affreux de toutes les machines | F Qui travaillent toujours pour eux!
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Et, parmi tous ces bruits, une plainte s'élève, La plainte du pauvre ouvrier
Qui travaille dès l'aube et jusqu'au soir sans trève, Et n’a pas le temps de prier.
Sa femme, ses enfants. comme d'humbles esclaves, Sont tous les jours à leurs métiers.
Ils vieillissent ainsi sans briser les entraves Qui les . nchainent tout entiers !
Ah! si les habitants des villes ouvrières Avaient l'ombre de nos grands pins; S'ils avaient les parfums de nos fleurs printanières,
L'air embaumé de nos matins;
S'ils pouvaient, comme nous, en s'armant de la hacl:
Défricher un sol plantureux, Comme ils accompliraient leur glorieuse tâche, (e) Et qu'ils se trouveraient heureux !
Aimez, Ô Canadiens, le sol qui vous vit naître, Et qu'il ne soit jamais qu’à vous!
Sur les bords étrangers chacun est votre maitre: Demeurez libres parmi nous!
Aimez votre village et vos temples champêtres Où Dieu vous parla tant de fois.
Aimez le cimetière où dorment les ancêtres Sous l'humble égide de la croix!
ve ve,
ns trève,
intanieres,
de la hach:
tâche.
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maitre :
pètres
LA FENAISON
O les vives chansons qui montent des prairies ! Les doux armes du foin mûr |
O le soleil ardent! Les riches draperies Qui flottent sous le ciel d'azur!
Sur la forêt lointaine L'aube soulève à peine Sa paupière aux cils d’or, Et, sur la grève humide, L’alouette rapide
Ne danse pas encor.
Prenant sa faulx tranchante, Avant que l'oiseau chante Dans le buisson fleuri,
Le paysan agile 1 Retourne au pré fertile Où le trèfle a müri. à
Et le foin plein d'arôme Sur le sol qu’il embaume \ Se couche frémissant, | Comme, sur le rivage,
Le frèle ajonc sauvage, | Sous le flot incessant. |
a 1 O les vives chansons qui montent des prairies ! D 0 die Les doux arômes du foin mûr ! |
ji. ji O le soleil ardent! Les riches draperies 0 | | A Qui flottent sous le ciel d'azur ! 4 | JA ; | dl ; Sur la cime vermeille à ŒIl ! fl Cependant se réveille À k DU D L'harmonieux pinson, !
| D ' a UE Et, prenant sa volée, j nl A travers la fruillée Ë
I chante sa chanson !
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LA FENAISON
Et la fraiche rosée
Qui s'était déposée
Sur le rameau mouvant S'échappe, à son passage, Du verdoyant feuillage Comme au souffle du vent.
Et l'on dirait que l’aile
De l'humble philomèle, Dans ses doux battements, Fait pleuvoir sur les herbes Les scintillantes gerbes
De mille diamants.
O les vives chansons qui montent des prairies ! Les doux arômes du foin mûr!
O le soleil ardent! Les riches draperies Qui flottent sous le ciel d'azur!
La jeune paysanne,
Qui s’avance et ricane, Tient, dans sa brune main, Une fourche de saule,
Et, sur sa ronde épaule, Un vase d’eau tout plein.
O les vives chansons qui montent des prairies ! Les doux arômes du foin mûr!
O le soleil ardent! Les riches draperies Qui flottent sous le ciel d'azur i
La coquette églantine Semble moins purpurine Que n’est sa joue alors :
Un corsage de toile Avec chasteté voile
Les grâces de son corps.
On dirait qu’elle rêve Lorsque sa main soulève Les trèfles empourprés, Et, qu’à chaque secousse, Une odeur neuve et douce S'exhale des verts prés.
J'entends, par intervalle, Comme un bruit de cymbale Qui retentit pressé :
Pour affiler sa lame Que le silex entame Le faucheur s'est dressé,
LA FENAISON
Il a pris, tout humide, Dans le vase limpide,
La pierre au rude grain, Et, d’une main précise, Sur l'acier qui s'aiguise La promène grand train.
En se contant fleurettes, Les gars et les fillettes, Munis de leurs rateaux, Amassent, desséchée, L'herbe molle couchée Par la mordante faulx.
O les vives chansons qui montent des prairies ! Les doux arômes du foin mûr !
O le soleil ardent! Les riches draperies Qui flottent sous le ciel d'azur !
Satisfait de l'ouvrage
Qu'il fait avec courage Depuis que l'aube a lui,
Le faucheur, sur la plaine, De temps en temps promène Son œil autour de lui.
Sur sa faux il s'appuie,
Et, de sa main, essuie
Son front tout ruisselant,
Car une efluve chaude Sur Je pré d'émeraude
Circule maintenant.
Et, le long des clôtures,
Les pesantes voitures
Que trainent les bœufs roux
Aménent à la grange
Le foin mür qui s'effrange
Aux épines du houx.
O Les vives chansons qui montent des prairies !
| Les doux arômes du foin mûr!
LA O le soleil ardent! Les riches draperies 1} | Qui flottent sous le ciel d'azur!
| La verte sauterelle fo Sur la tige nouvelle ni Découpe son profil,
| La libellule rase
De son aile de gaze Les aigrettes du mil;
LA FENAISON
Et, d'une ardeur égale,
Le grillon, la cigale Chantent leur chant joyeux :
Dans le ciel la dernivre,
Le grillon, sous la pierre
Qui le dérobe aux veux!
Ainsi l'humble chaumivre Et la demeure alticre
Ont des chants de bonheur ; Et que nul ne s'étonne,
Car c'est une œuvre bonne
Que l'œuvre du Seigneur,
O les vives chansons qui montent des prairies !
iries !
Les doux arômes du foin mûr!
O le soleil ardent! Les riches draperies Qui flottent sous le ciel d'azur !
1] D E L GC NAPOLEON III Ce C'e il Il 6 à Il passait sur son char trainé par des cavales, F il ôt | Ÿ | Des cavales aux durs sabots ; {ll Il passait au milieu de l'éclat des cymbales ir Et des clameurs de ses hérauts, Des :
| Comme un torrent qui brise une digue impuissante, B Mai Mais
Pour voir cet homme tant vanté, La foule s'élançait, profonde, frémissante, De tous les coins de la cité.