JE N'Y CROIS PLUS
Feuillages, fleurs, oiseaux, chantez à mes fenêtres, Brises, chantez!
Car peut-être, à mon Dieu, vous êtes tous ces êtres Tant regrettés
Que la tombe implacable a pris à ma tendresse Quand, sans soucis,
Nous étions au festin de la folle jeunesse insemble assis.
Fuyez, brouillards épais qui trainez votre voile Sous le ciel bleu!
Fuvez, brouillard épais! Laissez la vive étoile Sourire un peu !
Ce rayon qui descend de la céleste voûte Quand il est tard,
D'une âme qui s’unit à mon âme est sans doute
Le doux regard !
J'aimais, j'étais aimé: mon cœur était sensible Comme une fleur.
Un rayon de soleil faisait, au val paisible, Tout mon bonheur.
Quand un souffle divin me jette dans l'extase, Je chante encor ;
Je chante pour le ciel comme un cygne qui rase La vague d’or!
Aujourd'hui j'ai perdu bien plus d'une espérance En floraison,
Et le doute a soufflé sur ma frèle existence Son froid poison.
Ici-bas j'ai cherché des amitiés divines,
Soins superflus !
L'amour a des regrets, le bonheur, des épines..…….,
. Q 1 ; Je n'y crois plus !
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Avez-vous quelquefois, dans un rêve suave, Reporté vos pensers vers un âge lointain ?
Avez-vous recueilli, comme une riche épave, Un souvenir d'amour qui revenait soudain ?
Et vous souvenez-vous de ces vagues tristesses
Qui passaient sur nos fronts et flottaient dans nos yeux ? Et vous souvenez-vous de ces belles promesses
De n’oublier jamais quand nous serions bien vieux ?