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1ots acerbes !
à Tribul! Tribul! pour Dieu 1.
LA DÉBACLE
Es ce une illusion ? une barque s'avance!
À son humide proue un fanal se balance.
La vierge sent l'espoir renaître dans son cœur; Elles s'attache à l'arbre avec plus de vigueur
De crainte de périr tout près d'être sauvée,
La voilà! la voila! la barque est arrivée!
Mais quel démon la guide ! Il ouvre un œil brutal E sa bouche prodigue un rire qui fait mal!
Alors dans sa terreur Henriette s'écrie :
=“ O Tribul, sauve-moi ! sauve-moi, je t'en prie !”
Et Tribul la regarde avec un air moqueur ; E son œil se remplit d'une fauve lueur À la pâle clarté du fanal qui scintille.
=" Par pitié! sauve-moi !” reprend la jeune fille, 8 son bras fatigué glisse sur le rameau.
Toujours silencieux, son infâme bourreau
Moit sur l'arbre agité sa main blanche qui glisse, Et, dans son cœur pervers, jouit de son supplice.
je péris!.. je péris 1”
Et le monstre est muet : et l'étrange souris
Qui fait épanouir sa figure damnée
Répond seul aux sanglots de cette infortunée,
Il voit les flots émus soulever ses cheveux ;
Il voit se tordre en vain ses bras purs et nerveux ; Il voit sa main étreindre, avec douleur et force, La branche qui frémit et dont la rude écorce Déchire et fait saigner à chaque instant ses doigts ! La vierge s’affaiblit et sa bouche est sans voix ; Ses regards effarés se couvrent de nuages ;
Son esprit voit flotter de sinistres images.
Et le monstre impassible est là qui rit toujours; Pouvant la sauver, il la laisse sans secours.
Il La regarde encor d’un œil sinistre et fauve:
—“ Jure d’être à moi seul, dit-il, et je te sauve. ”
La vierge qui se noie, en entendants ces mots,
Par un suprême effort élève, sur les flots,
Son front pâle et glacé d’où la vague ruisselle.
On voit se ranimer une vive étincelle
Dans ce regard mourant qui semblait ne plus voir. Elle est charmante encor malgré le désespoir
Qui contracte et flétrit sa figure étonnée :
veux ; rce,
doigts !
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