XII. — Les aînés et les cadets
Lorsque je ne serai plus, j'exhorte mon fils aîné à entretenir la paix de la famille , à devenir le père de ses frères et sœur, et à les traiter avec toute la bonté et la générosité dont un fils bien né et un bon frère est capable. J'invite aussi ses frères et sœur à lui porter respect, honneur et affection, et à le regarder comme leur protecteur.
Oui, mon bon fils, si un de -tes jeunes frères n'avait pas alors achevé ses études , avec la douce autorité que te donnera la priorité de ta naissance, tu te feras un devoir et un plaisir de lui rendre le plus grand des services, celui de t'occuper de lui, de le conseiller, de le diriger, de veiller à ce que la légèreté, la dissipation et le dégoût n'empêchent pas ses progrès dans le travail et la vertu. Je te confie cette charge, et ton frère saura ici de moi que , loin de te savoir mauvais gré de la surveillance que je t'impose, il doit s'en montrer reconnaissant.
Je te recommande aussi ta sœur, si elle n'est pas
encore établie. Prouve-lui en la bien aimant que tu as bien aimé ton père. Je prie Dieu qu'il vous donne à tous de vivre en paix dans sa crainte , et dans cette assurance je vous bénis.