ibid.,f
de Notre-Dame les lettres de l'évêque de Paris, lui donnant l'archidiaconé de Josas, déclara-t-il être prêt à se démettre de l'archidiaconé d'Amiens, dès qu'il serait en paisible possession du premier bénéfice ; et lorsqu'en juin 1408 il demanda à nouveau au chapitre d'être reçu comme archidiacre de Josas, il renouvela sa déclaration de se démettre de son bénéfice d'Amiens, lorsqu'il serait entré en possession de celui de Josas1. Ces précautions réitérées n'étaient pas inutiles, et il est probable qu'il désirait avoir une certitude pour sa réception ou son exclusion à la fonction de Garnier Guerout, afin de pouvoir répondre aux attaques dont il était l'objet par ailleurs.
En effet, l'évêque d'Amiens Jean de Boissy, et un clerc de ce diocèse Jean du Puy protestaient qu'archidiacre de Josas, Nicolas d'Orgemont ne pouvait conserver son archidiaconé d'Amiens ; ils le citèrent au Parlement en cas de nouvelleté. A dire vrai, les arguments de l'évêque n'étaient pas très logiques ; il reprochait à d'Orgemont d'avoir cumulé les fonctions d'archidiacre d'Amiens et de doyen de Tours, accusation à laquelle la défense répondait facilement que depuis trente ans on eût pu s'en apercevoir et que l'évêque ayant perçu sur d'Orgemont les frais de l'archidiaconé d'Amiens, avait par cela même reconnu la légitimité de sa fonction. Mais le principal grief qu'on lui faisait était que « depuis CCCCVII eurent Pentecostes, vaca l'arcediacré de Josas en l'église de Paris, que lui donna l'evesque, et fu receu et installé en icellui arcediacré, qui est incompatible avec lesdites dignités » (d'archidiacre d'Amiens et de doyen de Tours). L'affaire fut plaidée le 30 janvier 1409; aux attaques de ses adversaires d'Orgemont objectait que leur action n'aurait été recevable qu'au cas où il eut été en paisible possession de l'archidiaconé de Josas et « qu'il eust joï paisiblement des fruiz, ce que ne faisoit point, et si fu receu Me Guillaume Cardonnel audit arcediacré et en joit2 ». Après