Arch. nat., X" 4788, V 217 v
un long plaidoyer, l'affaire fut renvoyée au 15 février. L'évêque se plaignait que d'Orgemont fît trop hâter la solution du procès ; il n'y avait que quinze jours que l'on avait plaidé ; du Puy était' malade, le chapitre de Paris se refusait, disait-il, malgré l'envoi d'un huissier et deux requêtes, à remettre au plaignant un instrument authentique constatant sa décision au sujet de l'archidiaconé de Josas. Nicolas d'Orgemontinsista pour que l'arrêt fût rendu le plus rapidement possible1.
Finalement le 16 février, le conseil du Parlement rendit son arrêt ; la cour reçut les lettres et autres instruments judiciaires fournis par l'évêque d'Amiens et Jean du Puy, pour servir au procès, mais jusqu'au jugement définitif, adjugea au doyen de Tours la possession d'état de l'archidiaconé d'Amiens i.
L'affaire ne paraît pas avoir été poussée plus loin ; la plainte de l'évêque d'Amiens n'avait plus d'objet, Nicolas d'Orgemont ayant le 4 janvier 1409 renoncé à toute prétention sur l'archidiaconé de Josas. Il demeura donc paisible possesseur de l'archidiaconé d'Amiens et du doyenné de Saint-Martin de Tours.
Ce fut sa dernière tentative pour obtenir de plus hautes prébendes ecclésiastiques ; à ce moment il allait devenir maître des comptes, et les événements politiques qui mettaient aux prises les partis bourguignon et Orléanais allaient désormais solliciter toute son attention et absorber toute son activité.