‹ Une grande famille parlementaire aux XIVe et XVe sièclesChapitre 134 sur 159 · Monstrelet, t. 111, p · texte numérisé non relu

Monstrelet, t. 111, p

3. Jeannet de Poix ou mieux Jeannet Tyrel, sire de Poix, était fils cadet de Jean Tyrel III. seigneur de Mareuil et de Poix, et de Marguerite de Chàtillon. Tout dévoué au duc de Bourgogne, il prit part aux luttes contre les Armagnacs ; fait prisonnier à Azincourt et bientôt libéré, il mourut en 1418. Nommé amiral de France il n'exerça jamais cette charge.

4. Jean seigneur de Fosseux, Auteville. Nivelle, chambellan du duc de Bourgogne, gouverneur d'Artois. De son mariage avec Jeanne de Preuse

tente fut facile. Il y eut sans doute de nombreux échanges de vues, des réunions, des conciliabules, sur lesquels malheureusement on ne possède aucun renseignement. Puis on s'occupa de sonder tous ceux que l'on pensait favorables au mouvement bourguignon. Nicolas d'Orgemont, dont les attaches avec les ducs de Bourgogne étaient connues, dont l'influence était considérable et dont l'adhésion devait être par suite d'un grand poids, fut sollicité de se joindre aux conspirateurs; Colin de Vaubrissay et Renaud Maillot furent chargés de cette négociation1.

Vers le commencement du carême, Colin de Vaubrissay, que Nicolas d'Orgemont ne connaissait pas, vint le trouver et lui demanda de l'ouïr en confession ; n'étant pas prêtre, le doyen de Tours s'y refusa; son interlocuteur alors, lui demandant le secret, lui parla des oppressions, tailles, emprunts qui accablaient les bourgeois et lui révéla que l'on avait écrit à Jean-sans-Peur pour le solliciter d'y venir remédier ; on avait offert au duc de lui donner de bons otages s'il y consentait. Il est vraisemblable que la réponse du doyen de Tours ne fut pas défavorable ; en effet, si l'on ignore quelle suite fut donnée pendant le carême à cette première conversation, on sait qu'elle reprit dès que l'on eut arrêté l'exécution du projet.

Le mercredi saint, à l'issue de la grand'messe, Nicolas d'Orgemont, invité depuis quinze jours à diner par Jean Harpedenne, seigneur de Belleville, rentra chez lui afin d'enlever son vêtement d'église, avant de se rendre chez son hôte ; il était dans la cour de sa maison claustrale, prêt à monter sur sa mule, quand il fut abordé par deux individus; l'un d'eux lui était inconnu, l'autre était Renaud Maillot, qu'il avait jadis rencontré chez le chancelier du duc de Bourgogne. Maillot lui remit une lettre close en lui disant : « Monseigneur vous salue ». Quel seigneur ? répondit

il eut une fille Jeanne qui épousa le 29 janvier 1422 Jean II de Montmorency.

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