‹ Une heure avec.. 1924Chapitre 31 sur 53 · KEY · texte numérisé non relu

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péens qui ont retrouvé les vieux livres de /’ Inde.

veté de mes réponses à leurs questions. La vérité, à est qu

. js ne comprenais guère ces questions ! Re Je vois bien plutôt une influence de l'Occident sur

l'Orient que l'inverse. Ce sont d’ailleurs les savants euro:

Les derniers ouvrages capables d'exercer une influence sur l’esprit de l’Europe datent de bien des siècles. C ertes, il y a encore des traditions bouddhistes au Jau0s mais elles sont très atténuées.

Pour ne prendre qu'un exemple, Rabind ele. Tago me semble avoir été beaucoup plus influencé par |’ Occident qu'il ne l’a influencé lui-même.

À la vérité, on pourrait puiser avec profit dans les Hvre de l'Orient, mais, jusqu’à présent, ils ont été assez ma compris ; on les à fait servir de force à l'illustration de tell où telle thèse philosophique de l'Occident formulée. avec une dureté bien étrangère à l’esprit de là-bas. RE

Sur des plans différents, l'effort admirable d’un Sylvain ’ Lévi, celui d’un René Grousset, d’un René Guénon sont en train d’aider à ce redressement nécessaire. J'y trouve un sympathie, une impartialité, une fermeté de jugement qui manquaient à bien des ouvrages de leurs prédécesseurs.

Grousset, dans son Histoire de la philosophie orientale, a bien montré que le « panthéisme » hindou n'était p: . à doctrine livresque of rigide qui est apparue dès ae Il philosophes de l'Occident s’en sont mêlés.

Il n’y a lieu de « se garer » de rien. Nous ne courons aucun risque à prendre contact avec la pensée de la plus grande partie de l’humanité ni à étudier sa philosophie.

Plus on l’étudie, plus on s aperçoit que l'âme humaine reste partout et toujours la même et que la grande différence que nous croyons découvrir entre la pensée occidentale et la pensée orientale vient beaucoup plus du. régime social que de la pensée individuelle. ë

Il ne faut pas oublier d’ailleurs que pendant bien des s

a PAUL CLAUDEL 139

Ni siècles, la pensée grecque et la pensée de l'Inde ont com- . muniqué étroitement et que la Grèce et le christianisme ont probablement beaucoup plus agi sur la pensée boud-

dhiste que celle-ci n’a réagi sur la nôtre. Le bouddhisme

. des siècles qui ont précédé Jésus-Christ et celui des siècles . postérieurs diffèrent profondément. L'Amida de la Chine et du Japon est presque chrétien. :

| La philosophie taoïste à laquelle je fais allusion dans ma

. réponse aux Cahiers du Mois est une chose spécifiquement

. chinoise. Le Tao-Te-King est un des grands classiques de l'humanité. Le caractère de matérialisme vulgaire qu'on attribue souvent à la philosophie chinoise vient de sa naïveté, des exemples concrets dont elle se sert. Mais en cela . elle se rapproche beaucoup de Platon qui dans le « Timée » - fait une description si poétique et si amusante des organes - du corps humain, quand il compare, par exemple, le foie à une enclume ou bien à un miroir où les figures de l'avenir … viennent se refléter, ou quand, dans le Théétète, il compare J’avancement d’un esprit pacifique dans les sciences au . progrès d’une rivière d'huile. ;

En résumé, loin de souhaiter qu’on s’écarte de l’étude . des philosophies orientales, je voudrais voir se constituer une espèce d'ordre monastique, comme autrefois les Bénédictins, qui entreprendrait en grand la traduction des œuvres orientales.

trouvait plus d’auxiliaires, à quels résultats n’aboutirionsmous pas ?

— Si nous revenions à la littérature française contempo- » raine ? Je crois que vous aimez beaucoup Montherlant ?

DA de

— Après La relève du matin et Le Songe, j'avais fondé - sur lui les plus grands espoirs. Je trouvais qu'il manifes-

capable, ce qui est l'indice d’un esprit vigoureux,

Si l'effort d’un Sylvain Lévi, d’un Léonard Aurousseau, :

“ d’étreindre à la fois deux notions que l’on sait également.

ce Ébenses. : ne trouve Due chez eux ce goût de h3 T

+s ‘établit is l'esprit d’un jeune Ho bien doué u 1e fermentation féconde. Mais Montherlant qui, dans ses p: miers livres, conservait à la fois l’idée de la beauté païer et celle de l’amour chrétien, a délibérément sacrifié dernière. On l’a vu, à la suite de Luther, revenir au cliché lamentable d’un catholicisme qui aurait faussé et rempla (pour le plus grand bien, pensait-il, de tout le mond l’ancien esprit chrétien. Naturellement pas un catholiqu ne peut accepter cet hommage insultant et dérisoire. To catholique sait que l’Église est la seule forme authenti J et parfaite des volontés du Christ. %

. — On nous a gavés, jusqu’à la nausée, à la suite d’A El tole France, de la beauté grecque, de la joie grecque, l'harmonie grecque. On dirait que ces gens-là n’ont jamai: Ju les tragiques et en général toute la littérature antique qu

suinte la tristesse et le désespoir, et ne est pleine de

son, ce sentiment de la mesure, cet amour du génér sion leur attribue. Toutes ces po CCE

reprocher à Sophocle et à none (le Baudelaire en leurs ps de FOR EOAUCEE

OU à D qui suis un Français d’Ile-de-France, n

entre ut et La Fontaine à Mae

et c’est Mie qui est le ble Français 9 Moi qui descends d’une lignée de paysans français, : i

te or de Notre- Dame- de- Liesse, à l'ombre du clocher

- Pourquoi vous ter d’ attaques sans mp - J'ai tort. Mais que voulez-vous, je ne suis pas un

int. La vanité littéraire est la passion dont on a le plus de à mal à se détacher. Après quinze ans de mortifications dans

le désert, saint Jérôme lui-même eut connaissance des livres qu’un obscur rhéteur nommé Rufn écrivait contre Jui, et il sortit de sa solitude comme un lion pour lui” Trés, = | pondre ! | ee de ne suis pas saint Jérôme. : ne ne

RE y RER

es 2 al là sur ma table un livre de M. Charles Maurras

8 Donne Ja. trouve cela d’un comique impayable. Qui : acC-

rdera cette permission ? L’État serait tout indiqué. La

accorde des permis de chasse. On pourrait délivrer des L onnements aux membres de la Société des Poètes Fran He De vous lu les vers de M. Charles Maurras qui ont —. aru dans le même volume ? ee rue J'en ai lu une douzaine. Ils m'ont paru appartenir à au CU

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