Revue de Paris du 1"^ nov
crisG;, quand Musset est rentré à Paris, et qu'à son silence elle a craint un moment Tavoir perdu, ne lui a-t-elle pas écrit : « Oh ! mon enfant ! mon enfant ! que j'ai besoin de ta tendresse et de ton pardon ! Ne me parle pas du mien, ne me dis pas que tu as eu des torts envers moi ; qu'en sais-je ? Je ne me souviens plus de rien sinon que nous avons été bien malheureux et que nous nous sommes quittés »
Musset, également, en partant de Venise, désespéré d'elle et de lui-même, ne lui jette-t-il pas cet aveu « qu'il a mérité de la perdre' »... — Lettres d'amants encore enchaînés l'un à l'autre ! — C'est par des documents plus sûrs que nous parviendrons à reconstituer le vraisemblable de leur navrante histoire.
Voilà donc le docteur Pagello en relations suivies avec George Sand et Alfred de Musset (février 1834), tout heureux de se rapprocher enfin de la belle étrangère de l'hôtel Danieli. Rendons la parole à son journal.
Si je fus assidu au lit de ce malade, vous pouvez l'imaginer. George Sand veillait avec moi des nuits entières, à son chevet. Ces veillées n'étaient pas muettes, et les grâces, l'esprit élevé, la douce confiance que me mon-