Revue de Paris^ loc. cit., p
son hel vestito » et finalement lui laissant craindre, à elle, une coltellata dont s'épouvante la douce Giulia ^
Elle s'était donc installée dans ce curieux intérieur, heureuse et calme avec Pagello, courtoise et bonne camarade pour son frère. Celui-ci plaisantait le docteur sur la maigreur et la pâleur de la jeune femme. Un piquant souvenir du professeur Provenzal (cité par M""^ Codemo) ^ nous révèle les préférences de Roberto Pagello pour la jeune servante de George Sand, la Câlina, belle fille dont les joues fraîches contrastaient avec le teint olivâtre de Lélia. Il ne comprenait pas les enthousiasmes de son frère pour « cette maigreur de sardine » {quella sardella) et disait en son vénitien : « No so cossa de belo che el ghe trova mio fradelo ; la mia Câlina me piaxe megio. ))
George Sand, très simplement, aidait la servante dans le ménage, et parfois se mêlait de cuisiner à sa façon. Ce qui donnait lieu à des repas d'anachorètes. Et Roberto se plaignait gaiement de ce régime un peu bien romantique, et il disait préférer aux petits plats de George