‹ Une histoire d'amour, les amants de Venise- George Sand et Musset, avec des documents inèditsChapitre 53 sur 67 · Lettre publiée par M. Clouard, article cité, p · texte numérisé non relu

Lettre publiée par M. Clouard, article cité, p

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avait usé en les payant à celui-ci sans avoir réellement pu les vendre, George Sand écrivait encore à Tattet qui élait resté Tami du Vénitien, pour le prier de se charger de ces tableaux. Mais le ton de sa lettre témoigne d'hostilités persistantes : « Si votre amour de la vérité vous a commandé de me nuire, écritelle, il doit vous commander de me réhabiliter sous les rapports par où je le mérite ^ »

Son vrai « mérite )) était dans cette âme affectueuse et passive, docile à la pitié, plus puissante sur le tendre cœur du poète, que l'eût été une nature sincèrement passionnée. En réalité, il ne parvenait point à se libérer d'Elle. On a retrouvé des vers de Musset, datés d'à peine trois jours avanl leur réconciliation. Il y est encore question de départ; non plus, chez lui, d'une nouvelle et impossible tentative d'oubli, mais chez elle, d'un suprême essai de reconquête :

Porte ta vie ailleurs, ô toi qui fus ma vie,

Porte ailleurs ce trésor que j'avais pour tout bien.

Va chercher d'autres lieux, toi qui fus ma patrie,

Va fleurir au soleil, ô ma belle chérie !

Fais riche un autre cœur et souviens-toi du mien !

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