‹ Une histoire invraisemblable (volume 2)Chapitre 4 sur 17 · HT · texte numérisé non relu

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ne tarda pas à succomber elle-même au sommeil et à s'endormir profondément.

Pendant ce temps, Henri attendait au jardin le signal convenu ; il était armé et couvert d'un large manteau. Auprès de lui était Y honnête Antonio , qui , servant malgré lui un maître criminel, s'était prêté à l'évasion des captives. — Il était d'ordinaire dépositaire des clefs du souterrain. Il devait guider les fugitifs dans cette marche aventureuse , leur ouvrir les portes et ensuite les accompagner, car il n'y aurait pas moyen de détourner les soupçons , et il n'oserait affronter la colère redoutable de M. d'Hervilly.

La nuit était déjà assez avancée, il était près de deux heures du matin , lorsqu'on entendit enfin le signal. — Mais les prisonnières ne paraissaient pas. — Qu'est-il arrivé? Ont-elles

eu quelques soupçons sur la bonne foi de leur libérateur? Quelque obstacle imprévu est-il venu s'opposer à leur fuite ? Une demi-heure se passe sans qu'aucun bruit se fasse entendre.

— Henry commence à désespérer de les voir venir, lorsque des pas suspendus et un frôlement de robes se font entendre. — La porte entr' ouverte laisse passer d'abord Théodorine , puis Angélique, puis enfin la tante Eudoxie.

— La tante Eudoxie est habillée en hussard. Il est impossible que je vous dise aujourd'hui pourquoi la tante Eudoxie était habillée en hussard. — Ce sera pour le feuilleton suivant.

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