SCÈNE II
LA VICOMTESSE
[Elle ramassemachinalement la lettre et s' évente sans la lire. ) "
Les hommes ont bien peu de dignité. Il est fort bien, ce nouveau fonctionnaire... il se laisse sonner comme un domestique.
Aura-t-il été dupe de ma feinte étourderie? j'ai été passablement coquette... Deux fois j'ai parlé de filles à marier... Il me semble que, pour peu qu'il ait d'ambition... nous allons voir.
J'aurais peut-être mieux fait de m'adresser au ministre lui-même. Un grand mariage pouvait le tenter... On faisait semblant de Taccueillir, et plus tard on reconduisait poliment.
Oh! c'est mal ce que je dis là... mais ma pauvre amie qu'il faut tirer d'embarras...
l'iÔ LE DÉVOUEMENT.
Quolle est cette lettre? [Elle lit,) « Mon cher ami... l^Iademoiselle de Morantais... Je quitte la France, Adolphe de Vermont. » Je le tiens. ( Elle remet précipitamment la lettre sur le bureau.