‹ Une invasion prussienne en Hollande en 1787Chapitre 153 sur 167 · CHAPITRE NEUVIÈME. «fi · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME. «fi

et huit heures. Je suis fermement résolu d'aller ei avant et d'exc^cuter mes ordres, à moins que So: Altesse Royale n'intercède pour m'engager à reli rer les troupes. »

Dans la nuit du 30 septembre au l*** octobr< l'armée prussienne se mit en mouvement. Le V o tobre, au matin, la grande écluse, connue sous nom de Halfweg, fut attaquée. Située entre le 1 d'Haerlem et les étangs formés par l'Y, elle n*^ frait qu'un étroit passage et se trouvait l'un c points les plus importants de la défense. Le j< n'était pas levé encore. Les soldats prussiens s vancèrent en silence, la baïonnette au fusil, p^ surprendre les Hollandais. Un coup fut déchu parmégarde. hes patriotes réveillés en sursaut d* le village courent aux armes et commencent à 1 vers les fenêtres un feu nourri contre l'ennemi* désordre est au comble. Un canonnier holland court pour servir sa pièce et tombe sur les Pn siens, qui l'arrêtent. Il crie : « A l'ennemi I »> S appel est entendu. Le capitaine de Richaud, co mandant les artilleurs français, dirige sa batte? contre les assaillants, qui l'attaquent à la baïo nette. Le retranchement est enlevé; le capital deRichaud est fait prisonnier, après avoir reçu de blessures. L'assaut de la redoute même d*Halfw a lieu aussitôt. Elle est emportée presque sa combat. Un détachement prussien Ta tournée, av des barques, et s'en empare facilement. Un moi

vement offensif des troupes hollandaises est repousse : soixante dragons de la légion de Salm tournent pendant l'affaire aux cris de : « Vive Frëdëric-Guillaume î »

Le même jour avait lieu une attaque plus considérable contre la position d'Amstelveen, qui couvrait le centre de la ville. A cinq heures du matin, sur un signal donné par trois coups de canon, les troupes prussiennes se mettaient en marche, sous le commandement du duc de Brunswick. Il devait lui-même aborder Amstelveen de front. Une autre division le prendrait sur les derrières : sept batteries placées sur des points différents ouvrirent aussitôt un feu nourri auquel les Hollandais répondirent par de nombreuses décharges. Les chasseurs, sur Tordre du duc, qui, après les avoir suivis, se mettait bientôt à leur tête, se jetaient avec impétuosité sur les palissades des premiers retranchements, qu'ils emportaient après une courte résistance. Le colonel de Porte, qui défendait Amstelveen, arrêtait leur élan par le tir serré de ses pièces. Le duc de Brunswick fit avancer une batterie pour soutenirl'attaque. Sous sa protection, le village fut emporté; mais le colonel de Porte tenait toujours, encourageant ses hommes par une bravoure héroïque, empêchant par tous les moyens la marche en avant de son adversaire. Pour réduire l'artillerie ennemie au silence, il avait fait traîner ses canons sur h* haut du rempart. Les troupes prussiennes ne reçu-

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