CHAPITRE DEUXIÈME
Par Tarticle 2 du traité. les parties contractantes promettaient » de se maintenir et conserver mutuellement en la tranquillité, paix et neutralité, ainsi que la possession actuelle de leurs États, domaines, franchises et libertés » •
Par l'article 4, le roi de France s'engageait à fournir à la République, en cas de besoin, dix mille hommes d'infanterie, deux mille de cavalerie, douze vaisseaux de ligne et six frégates ; les Provinces devaient en retour, si la France était attaquée, mettre à sa disposition cinq mille hommes d'infanterie, mille de cavalerie, six vaisseaux de ligne et trois frégates; mais, disait le texte, « dans le cas d'une attaque du territoire français, les États- Généraux fourniront leur contingent de troupes en argent, lequel sera évalué par un article séparé, à moins qu'ils ne préfèrent le fournir en nature » .
L'article 7 déclarait que si les circonstances l'exigeaient, la puissance requise devrait assister son allié (c même de toutes ses forces » .
Les articles séparés, après avoir fixé à dix mille florins de Hollande, par mois, pour mille hommes d'infanterie, et trente mille pour mille hommes de cavalerie, les subsides que les États pouraient payer en échange de leurs troupes, ajoutaient que les puis-
gennes avait dit quelques mois auparavant dans un de ses mémuircs au Roi : « Si le parti des patriotes qui tient aujourd'hui le timon est abandonné, il succombera^ et avec lui tout Tédifice que la sagesse de Sa Majesté travaille depuis quelques années à élever, et qui touche au moment de sa perfection. «
sances contractantes ne pourraient « consentir à aucun traité ou négociations qui pourraient porter du dommage à Tune ou h Tautre, et se donneraient connaissance de toutes les propositions de ce genre qui leur seraient faites » .
Le ministre de la marine en France, M. de Gastries^ avait insisté jusqu'au dernier moment pour que la Hollande promit de fournir douze vaisseaux sans troupes, etlaFrance douze mille hommes sans vaisseaux. « Réunie à la Hollande » , disait-il, « la France peut tout espérer, pour abaisser la puissance anglaise, de la combinaison de leurs forces » ; maiç c'est la marine des Provinces qui fait leur sûreté, Tarmée ne fait que celle du Stathouder, de « la mauvaise foi duquel nous avons eu des preuves » .
« Si ce changement rencontre des obstacles » , concluait-il, «on ne tirera pas moins un grand avantage des engagements que la Hollande a pris, mais à la condition : P de les mettre en mouvement le plus tôt possible ; 2"" de former en Hollande une commission militaire de marine et des colonies, à la tète de laquelle serait placé un officier général de réputation. »
En France, comme en Hollande, ceux mêmes qui, avec M. de Gastries, trouvaient à redire sur certains des points du traité en comprenaient toute
1 Mémoire de M. de Gastries sur la Hollande^ 8 octobre 1785* Archives nationales, TRATCHgvsKT, Annexe 91.