‹ Une jambe de moins; épisode de la campagne d'ItalieChapitre 36 sur 39 · CHACUN CHEZ SOI · texte numérisé non relu

CHACUN CHEZ SOI

On aurait pu croire que la journée se passerait bien , mais à peine la mère et la fille se furent^elles embrassées qu'elles se querellèrent, et Georges s*efforçant de les calmer, sa femme s'en prit à lui et lui adressa des reproches tellement absurdes et si opposés à tout ce qu'elle lui avait dit pendant la nuit, qu'il se demanda s'il n'avait point fait un rêve. Mme Dubuisson intervint à son tour : nouvelle querelle plus bruyante que la première. Sur ces entrefaites, arriva l'heure du déjeuner, qui ne se trouva pas prêt. Ânnette s'écria qu'il était impossible de vivre ainsi. C'était un mot gros de tempêtes. La mère

faillît s'évanouir, la fille se mit à pleurer. Le pauvre Georges, abasourdi, et qui avait la naïveté de prendre la chose au sérieux, courait de Tune à l'autre, et ne savait de quel côté donner de la tète.

Peu à peu cependant elles s'apaisèrent et s'accordèrent pour dire que c'était lui qui était la source de toutes leurs discussions. Puis tout à coup An- . nette se rappela qu'il lui avait promis un livre nouveau, et elle le pria sérieusement d'aller le chercher tout de suite. 11 prit son chapeau et sortit fort ému et moins assuré que jamais de n'avoir pas rêvé.

Lorsque Annette fut seule avec sa mère, elle lui dit:

« Chère petite maman , Dieu m'est témoin que j'aurais voulu passer toute ma vie avec toi, mais je m'aperçois tous les jours davantage que ce n'est pas possible. Tu me regardes avec surprise, tu attends que je m'explique. Hélas ! je vais te faire de la peine, je le sais ; mais il n'y a plus à hésiter, les choses se g&teraient tout à fait si je n'y mettais or- •dre. Nous ne nous arrangeons pas ensemble, chère petite maman ; rien ne marche comme il faut ici, et. toutes les peines que tu prends sont perdues, car tu ne te ménages pas, je le reconnais, et il y a peutêtre plus de notre faute que de la tienne. Puis, les domestiques sont si terribles aujourd'hui, n'est-ce pas? Ils ont beaucoup de mal à obéir à une seule personne, et il y a ici trois volontés au lieu d'une.

Quand j'étais avec toi toute seule, c'était parfait; nous nous entendions si bien! Bon! voilà que tu pleures. Ne pleure pas, petite mère, sois raisonnable, dis s'il ne vaut pas mieux vivre chacun chez soi en bonne intelligence que de vivre ensemble pour se quereller sans cesse.

— Voilà ce que je redoutais, s'écria Mme Dubuis* son en sanglotant, voilà comme il égare le cœur de ma fille ! II ne m'a pas trompée avec ses airs froids: je sentais bien qu'il essayait sourdement de t'en-* traîner à quelque résolution funeste. Il avait pour* tant juré de ne jamais me séparer de ma fiUe. C'est un homme sans foi ni loi; car enfin, que veut-il? quelui manque^'t-il? Je lui ai remis toute l'auto^ rite, les choses ont-elles mieux marché pour cela T Au contraire, elles n'ont jamais été plus mal. Et moi qui commençais à m'attacher sincèrement à lui ! Ah ! mon pauvre agneau, ton mari est un mons* tre, un monstre d'ingratitude et de duplicité.

'-<- Arrête, maman. Je sais bien qu'il ne faut pas* prendre au sérieux ce. que tu dis là et que tu as au fond beaucoup d'estime et d'amitié pour Georges. 0 mon pauvre Georges chéri ! comme je t'embrasserais, si tu étais là, pour tout le mal qu'on dit de toi! Ne me gronde pas, maman; je suis folle de 'mon Georges, et tu n'as rien à dire : c'est toi qui me l'as donné. D'ailleurs, bien loin de chercher à me détacher de toi, il m'assurait encore ce matin

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qu'il était très-content, et c'est moi qui lui ai dit qu'il ne l'était pas et qu'il ne le serait que quand il pourrait vivre seul avec sa petite femme.

— Comment ! c'est toi? exclama Mme Dubuisson stupéfaite.

— Oui, c'est moi. Je le répète que Georges n'est pour rien dans tout ceci. Je n'ignorais pas avant mon mariage combien il est difflcile à un gendre des'entendreavec sa belle-mère, et matante m'avait bien prédit que si je m'obstinais à demeurer avec

toi..*.»

Annette n'eut pas plutôt prononcé ces paroles qu'elle se mordit la langue; mais sa franchise malencontreuse n'eut point le résultat qu'elle redou* tait, au contraire.

< Enfin, la lumière se fait ! reprit Mme Dubuisson avec une amertume triomphante; je reconnais l'ouvrage de ma sœur. ,Yoilà les beaux principes qu'elle t'a inculqués, voilà les sages leçons qu'elle fa données ! Elle t'a endoctrinée, mon pauvre angi, elle t'a pervertie. Ah! quelle faute j'ai faite de te confier à elle pendant cinq ans! Si tu n'avais pas été au couvent, si tu étais toujours restée avec moi, tu ne me parlerais pas aujourd'hui de séparation et tu te brouillerais mille fois avec ton mari plutôt que de songer à quitter ta mère. »

Mme Dubuisson avait beau jeu à récriminer contre sa sœur : la mère Ângèle n'était point là pour lui

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répondre, et, si elle eût été là, nous doutons fort qu'elle lui eût répondu. Elle savait par expérience qu'il est des torrents au cours desquels il est inutile de s'opposer et qui se convertissent d'eux-mêmes en très-minces ruisseaux. Annette, de son côté, ne fut point fâchée de cet incident qui reportait sur une absente toute la fureur de sa mère, et elle trouva même que celle-ci avait pris la chose beaucoup mieux qu'on n'était en droit de s'y attendre. Elle en profita pour insinuer que, bien que séparées, elles ne s'en verraient pas moins tous les jours et qu'il y avait de beaux appartements à louer dans le voisinage. Mme Dubuisson l'interrompit pour lui demander si la chose était déjà décidée. Annette, voulant emporter d'mi coup cette grande victoire» répondit qu'elle n'en avait encore parlé que vaguement avec son mari, mais que la chose était décidée dans sa tête. Mme Dubuisson s'écria qu' Annette était bjen la fille de son père et la nièce dç sa tante. C'était là le plus gros, et, selon elle, le plus sensible reproche qu'elle pût lui faire. Annette se mit de nouveau à pleurer ; elle savait que sa mère ne résistait point à ses larmes, et, depuis quelque temps, elle avait eu plusieurs fois recours à ce moyen pour sauver à Georges l'ennui de tempêtes trop prolongées. Georges n'avait donc pas tort lorsqu'il s'effrayait à part lui de l'influence que Mme Dubuisson . exerçait indirectement sur le caractère de sa fille.

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Silôt que les larmes se furent converties en sanglots, l'excellente mère n*T tint plus et embrassa à plusieurs reprises la maligne enfant en la suppliant de s'apaiser. Elle convint que tous les torts n'étaient pas du côté de son gendre, qu'elle n'avait pas trop à se plaindre de lui , que l du reste , c'était un honnête homme, quoiqu'il fût un peu original et d'une exactitude agaçante, et sa conclusion fut :

• Nous verrons comment il mènera sa maison et s'il pourra garder ses domestiques. »

Loraque Georges revint avec le livre demandé et assez inquiet au fond de l'accueil qu'on lui réservait, il trouva sa belle-mère et sa femme en parfaite intelligence et se promettant déjà d'être toujours Tune chez l'autre aussitôt qu'elles seraient séparées. Annette accueillit encore son mari assez froidementi Mme Dubuisson fut grave et presque imposante. Le malheureux se demandait ce qui devait sortir de tout pela et n'osait les interroger ni l'une ni l'autre ; mais à peine Mme Dubuisson eut-elle disparu qu'Annette se leva, alla sur In pointe des pieds s'assurer si la porte était bien fermée, puisse jetant au cou de sou mari :

c C'est fini, lui dit-elle, dans huit jours, si tu veux, nous serons chez nous. »

Elle lui raconta alors comment elle s'y était prise pour lui épargner, aux yeux de sa mère, le tort d'avoir provoqué la rupture. Il aurait bien voulu la

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remercier longtemps et lui dire mille fois son bonheur; mais Annette, entendant des éclats de voix dans la cuisine, s'arracha des bras de Georges, courut chercher un chapeau et un mantelel, et, tout en faisant le moins de bruit possible, elle revint et lui dit :

c Viens, nous allons tout de suite chercher un appartement. »

Ils sortirent furtivement , comme deux écoliers qui s'échappent , et ne s'arrêtèrent que devant un écriteau portant ces mots : Grand appartement à louer présenteimnt. La maison était sur le boulevard, à dix minutes au plus de celle qu'habitait Mme Dubuisson. Ils entrèrent. L'appartement était un peu vaste pour eux, mais il leur convint de tous points; Annetle se hâta de le retenir, recommanda à Georges de n'en point parler et dit au concierge qu'elle reviendrait le lendemain avec sa mère.

Le lendemain, dès que la mère cl la fille furent sorties ensemble, Georges courut à la Villa-aux* Roses, et alla trouver M. Gonthard qui était dans son parc.

« Ah! dit-il en l'abordant, je n'ai pu résister au désir de vous apprendre combien je suis heureux. Vous m'avez vu triste, préoccupé depuis quelque temps, votre excellente amitié s'en est alarmée : eh bien, tous les nuages sont dissipés, Annette m'aime comme je voulais être aimé, nous nous

sommes expliqués, elle m'a dit.... Elle m*a dit ce que vous m*aviez caché, ô le meilleur des hommes, c'est que c'est à vous que je la dois, c'est que c'est vous qui, consulté par elle, l'avez amenée à m'épouser. Vous aviez voulu une première fois assurer le bonheur de ma vie, et, quand les liens qui nous unissaient ont été brisés, vous avez voulu y tra-* vailler encore. Nous ne pourrons jamais nous acquitter envers vous. Mais je vous dis là des choses que vous savez bien, et j'oublie lu chose importante : je quitte Mme Dubuisson, je vais habiter seul avec ma femnie ! >

Georges avait des larmes dans les yeux et il riait en même temps. M. Gonthard fut frappé de cette exaltation ; il comprit mieux que jamais ce que le pauvre garçon avait souffert, mais il fut surtout charmé que la rupture eût eu lieu par l'intermédiaire d'Ânnette et sans toutes ces violences qui accompagnent trop souvent les scissions forcées. Il s'agissait maintenant défaire oubliera Mme Dubuisson, à force de bons procédés, ce que le parti qu'on prenait avait de blessant pour elle. Sur ce point comme suf tous les autres ils tombèrent aisément d'accord, et ils s'aperçurent tous deux, avec une secrète satisfaction, que, pour ne, plus vivre ensemble, ils n'avaient point perdu l'habitude de voir et de sentir de môme.

« Maintenant, dit enfin M. Gonthard, nous allons

trouver ma femme. Ne vous étendez pas trop sur Tamour qu*AnneUe a pour vous, mais ne cachez pas le plaisir que vous avez de quitter Mme Dubuisson. »

Ils se dirigèrent vers la maison, et, comme ils ne trouvèrent personne dans le salon, ils montèrent & la chambre de Mme Gonlhard. M. Gonlhard frappa.

c Entrez, » fit-elle.

Puis, voyant qu'il n'était pas seul, elle se leva vivement et ajouta :

« Conduis monsieur dans le salon, je vais vous rejoindre.

— Ne te gène pas, répondit M. Gonthard, c*est Georges. »

Elle reconnut alors le jeune homme qui était resté dans l'ombre, et elle le vit s'avancer non sans paraître jm peu émue : c'était la première fois qu'il rentrait dans ceUe chambre depuis qu'il avait quitté la maison. M. Gonthard prit la parole et mit brièvement sa femme au courant de la situation. Elle ne put se défendre (qu'on le lui pardonne à la pauvre femme! les plus grands cœurs ne sont pas exempts de petites pensées), elle ne put se défendre d'un mouvement de joie en apprenant que Georges n'était point parvenu à s'entendre avec la mère d'Annette ; elle applaudit au parti qu'il avait pris, elle alla même jusqu'à dire qu'elle avait prévu ce

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qui arriverait et que sa vieille amie avait trop de décousu dans Tesprit pour bien diriger une maison.

« Vous avez raison, lui répondit Geoi^es, ce n'est pas Taffaire de fout le monde. Quand on voit Tordre qui règne ici et le peu dte peine apparente que vous prenez pour le maintenir, on s'imagine qu£ c'est facile. C'est quand on se met soi-même à l'œuvre qu'on en reconnaît la difficulté. Puis l'ordre matériel n'est qu'une des conditions secondaires de la vie en commun ; la première condition, la principale, est l'accord des caractères. Bien peu de personnes ont un caractère comme le vôtre, madame ; bien peu surtout ont cette discrétion qui laisse à chacun la part de liberté à laquelle il a droit. J'ai été gâté, ma bonne madame Gonthard ; j'aurais dû penser qu'après m'être accordé si bien avec une beile-mère comme vous, je ne m'accorderais pas de même avec une autre. Je me l'étais bien dit d'avance; ne croyez pas que pour vous apprécier j'aie attendu cette rude leçon. Mais que voulez-vous? je n'étais pas en état de raisonner, j'étais.... » Ici M. Gonthard, sentant bien que Georges va parler d'Annette, tousse pour l'avertir de s'arrêter. < Toujours ê&t-il que je suis bien heureux de m'en tirer à si bon marché et avant qu' Annette n'ait reçu les mauvaises impressions que je redoutais pour elle* Je vous assure qu'elle a les

meilleures intentions du inonde, la pauvre petite, qu'elle est excellente, et fine, et spirituelle.... » Nouvel accès de toux de M. Gonthard. c II va lui falloir monter son ménage, tout organiser chez elle, et ce n'est pas sa mère qui pourra lui donner des conseils. Serez-vous assez bonne, chère madame, pour lui accorder les vôtres! Vous nous rendriez à tous les deux un véritable service. »

Mme Gonthard lui promit de faire ce qui dépen* drait d'elle, autant qu'elle le pourrait du moins sans blesser l'amour-propre de Mme Dubuisson, puis elle lui demanda s'ils avaient déjà vu quelques apparte^^ ments. Il lui répondit qu'Annette avait retenu le premier qu'ils avaient visité, et elle sourit à cette preuve d'une bâte significative. Une heure entière se passa. Mme Gonthard et Georges se quittèrent presque comme ils se quittaient autrefois, mais le plus heureux des trois épiait M. Gonthard. Il marchait d'un pied plus leste en traversant le parc pour reconduire son jeune ami; sa figure ouverte rayonnait de je ne sais quelle vague et mystérieuse espérance. Il s'arrêta sur sa route pour cueillir des roses, il choisit les plus belles, les mieux garnies de boutons, et il pria Georges de les remettre de sa part à Ânnette.

Je ne vous raconterai pas, cher lecteur, l'installation de Georges et de sa petite femme dans leur nouvel appartement. Gela pourrait nous conduire

un peu loin et me ferait noircir beaucoup de papier. Qui ne sait se borner ne sait point conter. Je vous ferai grâce aussi de toutes les larmes que versa Mme Dubuisson en se séparant de sa fille, larmes sincères et touchantes et qui ne tardèrent pas à se sécher néanmoins, car elle ne fut pas trop fâchée, au fond, d*ètre débarrassée du fardeau et de la responsabilité d*un ménage à trois. Elle ne garda pour elle qu'une femme de chambre qui continua de s'appeler invariablement Joséphine, mais qui était tantôt brune, tantôt bîonde, tantôt d'une autre couleur. Quatit à Annette, qu'il vous suffise de savoir qu'elle étonna son mari lui-même par les aptitudes qu'elle déploya, qu'elle n'eut besoin des conseils de personne, qu'elle réclama, pour la forme, ceux de la bonne Mme Gonthard, mais que celle-ci vit bien tout de suite à qui elle avait affaire et que la fille ne ressemblait à la mère sous aucun rapport. Les domestiques furent choisis bons tout de suite et gardés comme tels. On mangea à des heures régulières, excepté les jours où Mme Dubuisson venait dtner avec ses enfants, et encore, ces jours-là, Annette avait soin de dire à sa mère qu'elle avait avancé son dîner pour la faire arriver à peu près à l'heure. L'ordre vint ajouter pour nos jeunes époux un nou- Tel attrait au bien-être. Mme Gonthard, témoin de tous ces miracles, s'attacha de plus en plus à sa petite amie. Elles allaient souvent Tune chez l'autre;

elles causaient et s'entendaient à merveille, se consultant sur toutes choses, se disant mijle petits se* crets. Le bravé M. Gonthard n'était pas moins assidu que sa femme. Il apportait à Annette de gros bouquets de roses, et, ayant remarqué qu'elle distinguait et appréciait les espèces rares, il se remit à soigner ses chères fleurs qu'il avait un peu négligées. De plus, il venait chaque matin chercher Georges pour le conduire jusqu'à sa fabrique, car Georges avait repris un intérêt dans cette entreprise qui périclitait depuis qu'il ne la dirigeait plus. Nous savons déjà que M. Gonthard était d'avis qu'il fallait que les jeunes gens, même les plus riches, eussent une occupation régulière et forcée ; il jugea que cela était encore plus urgent pour un jeune homme heureux et fort amoureux de sa femme, et il voulut opérer une diversion dans l'intérêt même de leur bonheur. Georges avait d'abord rejeté bien loin la proposition; mais M. Gonthard avait eu recours à Annette, et celle-ci, sans se douter du résultat qu'il avait en vue, n'avait pas eu de peine à déterminer son mari en lui parlant de l'avenir de leurs enfant?, de leurs enfants qui étaient à naître.

Et voilà comment s'écoulèrent encore six mois, six mois enchantés, mille fois plus doux que les premiers, six mois passés dans une solitude à deux animée par la présence d'amis sincères et par les bruyantes apparitions de Mme Dubuisson. Georges

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en était venu à être véritablement attaché à sa non* ▼elle belle-mère. II fallait, n'est-ce pas , qu*il fût bien heureux ! Mais laissons passer ces belles journées d'automne qu'on emploie en promenades, en excursions, en fêtes. Les feuilles ne tombent point encore, l'air est resté tiède, on ouvre toujours les fenêtres. Nous reviendrons à notre grand héros à la barbe blonde et à notre petite héroïne aux che« veux châtain» lorsque les premières gelées se feront sentir, et,... et je vous dirai pourquoi.

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